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24 Avr 2014 | E-cigarette
 

FIVAPELa Fédération interprofessionnelle de la Vape (FIVAPE) se fait le relais d’une enquête internationale sur « les motivations et la perception des bienfaits sur leur santé des utilisateurs de cigarette électronique », publiée ce mardi 22 avril. Histoire de « remettre les pendules à l’heure » et d’interpeller Marisol Touraine sur « des décisions qui iraient contre l’intérêt général et la santé publique des Français »…

Cette nouvelle enquête, coordonnée par le Docteur Konstantinos Farsalinos (qui fait parler beaucoup de lui en matière de cigarette électronique), concerne 19 414 participants (à 75% européens) questionnés en ligne d’avril à juillet 2013. Cela dit, on en sait guère plus sur la méthode employée pour l’enquête, mais il est vrai que « l’échantillon » est consistant .

• Sans surprise, la quasi-totalité considère l’e-cigarette moins dangereuse que le tabac et déclare que leur choix est, avant tout, motivé par la réduction des risques sur sa santé ainsi que par la moindre exposition de sa famille au risque de tabagisme passif.

• Parmi les enquêtés, huit personnes sur dix déclarent avoir « progressivement cessé leur tabagisme ».
E-Cig - CigareteCe résultat diffère des conclusions d’études plus récentes. En France, un sondage TNS Sofres (voir Lemondedutabac du 12 mars) donne 74% « d’encore fumeurs » (dont 21% fumant la même quantité de cigarettes). Ou l’OFDT (Office français des Drogues et Toxicomanie) qui assure que deux tiers des « vapoteurs » combinent (voir Lemondedutabac du 18 février). C’est ce qui ressort aussi d’une nouvelle étude britannique (voir Lemondedutabac du 18 avril).

• Pour en revenir à l’enquête , les trois quarts des répondants indiquent avoir constaté une amélioration de leur état physique général, 86% notent une amélioration de leur souffle, 80% disent avoir retrouvé le goût.

« Ne criminalisons pas les vapoteurs alors que la vape est un formidable outil au service de la lutte contre le tabac, sans pour autant être un médicament » alerte la FIVAPE. Au contraire, « la compréhension des motivations est une question centrale posée aux pouvoirs publics comme aux acteurs de la lutte contre le tabac ».

Dans ce communiqué d’interpellation, la FIVAPE conclut son message  en annonçant, de façon un peu rapide, que même « l’Organisation mondiale de la Santé songe à intégrer les cigarettes électroniques dans le champ de la Convention cadre pour la lutte anti-tabac … ». Ce qui est loin d’être sûr (voir Lemondedutabac du 12 juillet).