Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
22 Oct 2019 | Profession
 

Après 1,1 milliard d’euros supplémentaires l’an passé, la « trajectoire fiscal sur le tabac » va rapporter 450 millions d’euros de plus à l’État, cette année et l’année prochaine.

L’ensemble des recettes fiscales liées au tabac atteindront au total près de 16 milliards d’euros, fin 2020, selon une analyse de Mathieu Pechberty (voir Lmdt des 16 et 9 janvier) sur BFM Business.

•• « Jamais le tabac n’aura rapporté autant d’argent à l’État » … Depuis le politique de hausse de prix engagée en 2018 (un euro par an pour atteindre 10 euros en 2020) – les ventes ont baissé de 9% en volume en 2018 – si l’effet sur la consommation est difficile à mesurer, les conséquences sur les recettes fiscales sont déjà bien connues et largement rentables pour l’État.

•• Selon les prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, publiées il y a quelques jours, les taxes spécifiques sur les cigarettes vont ainsi augmenter de 1,7 milliard d’euros entre 2017 et 2020, passant de 11,87 à 13,58 milliards d’euros. En ajoutant la TVA (taux de 16,64 %), le gain fiscal atteint 2 milliards d’euros.

Au total, l’ensemble des recettes fiscales (TVA comprise), liées aux ventes de tabac, frôleront les 16 milliards d’euros fin 2020.

Commencées en 2018, les augmentations de prix avaient déjà permis à l’État d’encaisser 1,1 milliard d’euros supplémentaires l’an passé. Dans ses comptes, la Sécu, qui bénéficie de ces précieuses recettes pour son budget, évalue donc qu’elles progresseront de nouveau de 450 millions d’euros cette année, puis en 2020, pour atteindre ce total de 2 milliards d’euros.

•• Le gouvernement d’Édouard Philippe bat ainsi le record de François Fillon qui avait, entre 2009 et 2011, engrangé 1,3 milliard d’euros de taxes supplémentaires. À chaque fois, la même recette : des petites hausses de prix calibrées, entre 20 et 50 centimes, qui rapportent bien davantage que ne coûte le recul des ventes.

Le 1er novembre prochain, la martingale fiscale continuera avec une nouvelle hausse de 50 centimes, conclut Matthieu Pechberty (alors qu’on attend la publication de la liste des prix, ndlr).