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29 Nov 2016 | Profession
 

Logo SeitaSeita vient de diffuser le communiqué suivant que nous reproduisons intégralement :

« Confronté à la chute continue de ses ventes dans ses principaux marchés et à la forte baisse de production qui en résulte, Imperial Tobacco est contraint d’adapter son outil industriel pour sauvegarder sa compétitivité.

En conséquence, sa filiale française Seita a annoncé à son Comité Central d’Entreprise réuni ce jour qu’elle envisage de se désengager des sites de Riom (63) et de Fleury-les-Aubrais (45) en cessant les activités de production et d’analyse qui y sont effectuées.

Soucieuse de sa responsabilité sociale, l’entreprise s’engage dans une phase de recherche intensive de repreneurs pour ces sites en privilégiant des solutions de reconversion susceptibles d’assurer la viabilité des sites et d’offrir des perspectives d’emploi.

•• Une adaptation nécessaire pour sauvegarder la compétitivité de l’activité tabac du Groupe

L’industrie du tabac subit de plein fouet les conséquences des législations européennes anti-tabac qui ne cessent de se durcir. Le déclin de la consommation de tabac est durable et structurel en Europe : entre 2002 et 2015, le nombre de fumeurs a diminué de 37 %. En France, sur la même période, les achats de tabac ont chuté de 44 %.

Imperial Tobacco, historiquement implanté en Europe, connaît en conséquence une forte diminution de ses volumes produits : en 2016, il a produit 64 milliards d’équivalents cigarettes en moins qu’en 2012, soit une baisse de 19 % de sa production. 

Cette baisse structurelle des volumes crée des surcapacités de production massives, les usines européennes du Groupe n’étant exploitées qu’à 50 % de leur potentiel depuis 2013.

Imperial Tobacco souffre, par ailleurs, d’un déficit de compétitivité vis-à-vis de ses concurrents, implantés majoritairement dans les pays de l’Est où les coûts de production sont nettement inférieurs. Seita est aujourd’hui le seul fabricant de tabac possédant encore un outil industriel en France.

Enfin, la part de marché d’Imperial Tobacco au niveau mondial est en baisse continue. En France, le chiffre d’affaires de Seita a diminué de 24 % entre 2013 et 2016 (soit une perte de 227 millions d’euros), et l’entreprise a perdu 7 points de parts de marché entre 2009 et 2016.

Face à cette situation, Imperial Tobacco n’a d’autre choix que de réorganiser ses activités, ce qui l’a déjà conduit récemment à la fermeture de sites en Espagne et en Grande-Bretagne.

L’enjeu est d’adapter l’outil industriel à la chute des volumes et de centraliser la production en vue de restaurer la compétitivité de l’activité tabac du Groupe et d’enrayer la dégradation des indicateurs économiques. Ces efforts permettront également de retrouver des capacités d’investissement afin d’améliorer l’attractivité commerciale, notamment en France.

En conséquence, Seita a annoncé à son Comité Central d’entreprise réuni ce jour qu’elle envisage de se désengager des sites de Riom et de Fleury-les-Aubrais en cessant les activités de fabrication et d’analyse au second semestre 2017.

•• Une phase intensive de recherches de repreneurs s’ouvre pour les sites concernés

Consciente de ses responsabilités sur le plan humain et social, Seita s’engage dès à présent dans un processus de recherche de repreneurs pour les sites de Riom et de Fleury-les-Aubrais. Cette recherche sera menée en privilégiant les offres de reconversion, seules solutions susceptibles de garantir la viabilité et la pérennité des emplois.

Afin de prendre le temps nécessaire au bon déroulement de ces recherches, la procédure officielle de consultation des instances représentatives du personnel sur le projet de cessation des sites ne sera engagée qu’à compter du mois de mars 2017. 

La recherche de repreneurs sera poursuivie pendant l’ensemble de cette procédure, soit, au total, une durée pratiquement deux fois supérieure à celle prévue par la Loi Florange.

Pour mettre toutes les chances de son côté dans cette période de recherche, Seita a d’ores et déjà mandaté un cabinet spécialisé et propose la constitution de comités de suivi réunissant les représentants du personnel et des collectivités territoriales concernées.

Une réorganisation des fonctions support est également envisagée au sein du siège social. Au total, ce sont 339 emplois qui seraient susceptibles d’être supprimés dans le cadre de ces projets ».