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10 Nov 2017 | L'essentiel, Profession
 

FDJ : PRIVATISATION AVEC LES BURALISTES ? (11 novembre)

Pour en revenir sur le feuilleton de la privatisation de la FDJ, dont nous ne sommes qu’au début …

Selon une information de BFM Business (ce vendredi 10 novembre), cette opération pourrait prendre aussi la forme d’une introduction en bourse et rapporter à l’État entre 1 à 1,5 milliard d’euros. 

« La FDJ devrait alors être valorisée autour de 3 milliards d’euros et compter à son capital de gros acteurs du secteur – on cite Barrière et Partouche – mais surtout des centaines d’actionnaires individuels.

« Car c’est l’autre aspect de l’opération : l’État veut vendre la FDJ comme un placement de bon père de famille, en gravant dans le marbre, sur le long terme, la fiscalité et le cadre réglementaire accompagnant les jeux.  Tout cela, pour ne pas rééditer le désastre d’EDF dont le cours reste miné par les errements de l’État actionnaire.

« Enfin, le futur tour de table devrait laisser un peu de place aux buralistes, qui font 70 % du CA de la FDJ et qui seront donc encouragés à vendre davantage de jeux … Ils y trouveront là une compensation à la hausse du prix du tabac » croit pouvoir affirmer BFM Business.

 

PRIVATISATION DE LA FDJ : CELA AVANCE MAIS AVEC DES ÉCHÉANCES (10 novembre)

L’Agence des Participations de l’État (APE) aurait mandaté BNP Paribas pour préparer la privatisation totale ou partielle de la Française des Jeux dont l’État détient 72 % du capital. C’est du moins ce qu’annonce Le Figaro (dans son édition du 8 novembre / voir aussi Lmdt des 9 octobre et 7 novembre).

« Mais le dossier est sensible et complexe. Il suppose de faire voter un texte législatif ad hoc et de trouver un consensus au sein même du ministère des Finances où la Direction du budget a toujours gardé un œil attentif sur une entreprise dont les mises des joueurs rapportent très gros chaque année à l’État.

« Les mois qui viennent testeront donc autant les rapports de force au sein de l’appareil d’État que les schémas qui seront imaginés par l’APE et l’entreprise. Il faudra placer le curseur entre une simple opération technique, qui verrait par exemple la mise en Bourse de 20 % du capital, et une opération plus stratégique où l’État perdrait le contrôle avec à la clé un nouveau projet pour la FDJ.

« Quel que soit l’arbitrage final, rien ne se fera au mieux avant mi-2018. »