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23 Oct 2019 | Profession
 

Alors que le gendarme de la Bourse a donné son feu vert à la privatisation de l’opérateur (voir Lmdt du 18 octobre), la question est posée dans les médias : « est-ce une bonne idée d’acheter des actions de la Française des Jeux ? ». Les avis sont favorables. 

•• La matinale d’Europe 1 du 21 octobre : « l’État comme la direction de l’entreprise vantent le caractère stable de l’activité : 25 millions de joueurs chaque année, une croissance des mises de 5 % en moyenne depuis 25 ans.  Bref, investir dans la FDJ présente un risque mesuré.

« Ce qui n’empêche pas quelques critiques : une fois privatisée, il faudra veiller à ce que la FDJ n’abuse pas de son monopole sur les jeux de tirage et de grattage en développant des jeux trop addictifs.

« Une autorité de régulation doit y veiller. D’autres soulignent que ce sont les ménages à bas revenus qui jouent le plus et ceux à haut revenu qui achètent des actions, et profiteront donc de la bonne santé de la FDJ. En attendant, c’est l’État qui espère faire une bonne affaire.

•• La Croix du 18 octobre : « Certes, la FDJ dégage assez peu de bénéfices (170 millions d’euros en 2018 pour un chiffre d’affaires de 1,8 milliard / voir Lmdt du 8 octobre) mais n’a pratiquement aucun risque de perdre de l’argent. L’entreprise promet aussi d’être très généreuse avec ses futurs actionnaires grâce une « politique de dividende attractive ». Elle prévoit de distribuer 80 % du résultat net du groupe, dès 2020.

« Selon Stéphane Pallez, qui se rend cette semaine aux États-Unis pour rencontrer des investisseurs, les grands fonds gestionnaires d’actifs français et internationaux se montreraient déjà très intéressés « pour acheter du papier » (…)

« Il y a donc fort à parier que cette privatisation soit un succès, même si la nouvelle réglementation financière complique un peu la donne. Désormais, les grands réseaux bancaires n’ont plus le droit de faire la promotion de la vente de titres auprès de leurs clients ».