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5 Nov 2019 | Profession
 

À quelques jours de la privatisation de la FDJ, ses actionnaires actuels ont désigné, ce lundi 4 novembre, les futurs administrateurs du groupe et pris plusieurs décisions techniques pour préparer l’introduction en Bourse, a appris l’AFP de sources proches du dossier.

À partir de jeudi, le grand public comme les investisseurs, les buralistes et les salariés pourront souscrire des actions de l’opérateur de jeux, encore détenu à 72 % par l’État qui compte abaisser sa participation à environ 20 % (voir 27, 24 et 23 octobre).

•• Lundi, une assemblée générale a réuni les actionnaires de la FDJ, soit l’État et les détenteurs « historiques » de titres comme l’Union des Blessés de la Face et de la Tête (9,2 % du capital), la Fédération Maginot des Anciens Combattants (4,2 %), la Confédération des buralistes (1,6 %) ou encore les salariés (5 %).

Plusieurs propositions étaient soumises à leur approbation, sur la base du « document d’enregistrement » que le groupe a déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), et qui constitue la première étape d’une introduction en Bourse.

Sous réserve de l’approbation par l’AMF de la suite du processus d’ouverture du capital, l’assemblée générale a désigné de nouveaux administrateurs qui composeront le futur conseil d’administration (CA) du groupe, aux côtés de la PDG Stéphane Pallez.

•• Ont ainsi été nommés cinq administrateurs « indépendants » : Xavier Girre, directeur financier d’EDF, Marie-Ange Debon, directrice générale de Suez France, Fabienne Dulac, directrice générale adjointe d’Orange, Pierre Pringuet, ancien directeur général de Pernod Ricard, et Corinne Lejbowicz, ex-responsable de la plateforme de commerce en ligne Prestashop.

Siègeront également un représentant de l’État, deux administrateurs proposés par l’État ainsi que plusieurs représentants des salariés. Deux autres membres de ce CA représenteront l’Union des Blessés de la Face et de la Tête, et la Fédération Maginot.

•• L’assemblée générale a également décidé « de conférer un droit de vote double » pour les actions détenues depuis plus de deux ans. Elle a également approuvé une « division du nominal », une opération également appelée « split » qui consiste à multiplier le nombre de titres en divisant leur valeur unitaire, ce qui permet notamment de rendre l’action plus accessible en termes de prix.

Ainsi, la Française des Jeux ne comptant actuellement que 200 000 actions, l’assemblée générale a décidé de diviser leur valeur nominale « par 955 », pour ainsi faire grimper le nombre de titres à 191 millions.

La FDJ, premier acteur du secteur des jeux d’argent et de hasard en France, a reversé 122 millions d’euros de dividendes au titre de l’exercice 2018.