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18 Déc 2017 | Profession
 

Le calendrier des privatisations se précise, annonce Les Échos de ce jour.

L’État enclencherait les grandes manœuvres autour de la Française des Jeux (et d’Aéroports de Paris) au printemps, « probablement à l’occasion du passage au parlement du plan d’action pour la croissance de Bruno Le Maire » (voir Lmdt des 10 et 7 novembre).

•• « Si l’État décide de privatiser la Française des Jeux, il faut en tout état de cause maintenir son monopole et, pour cela, l’État devra conserver un contrôle fort sur la société », souligne-t-on au sein de l’exécutif. La puissance publique envisage ainsi de rester au capital à hauteur de 25 à 30 % (contre 72 % aujourd’hui) en s’octroyant des droits spécifiques.

•• D’emblée, l’État juge « très peu probable une vente à un spécialiste des jeux », souligne encore cette source. Le groupe de casinos Tranchant, qui a déclaré son intérêt au nom d’un groupement d’investisseurs, ne devrait donc pas être convié (voir Lmdt du 9 octobre).

•• Selon Les Échos, trois options se dessinent alors. Soit une vente en gré à gré avec appel d’offres restreint auprès de fonds d’infrastructures et d’assureurs qui se positionneraient « en actionnaires non contrôlant », dit-on.

Soit des ventes de blocs à des grands investisseurs ou bien une introduction en Bourse auprès de particuliers avec une partie du capital réservée aux salariés. Dans cette configuration, la valorisation du groupe atteindrait de 2,5 à 3,5 milliards d’euros.

À noter que l’article des Échos n’évoque pas la vente d’un bloc d’actions aux détaillants à des conditions préférentielles (voir Lmdt du 11 novembre).

•• En cas de privatisation de la FDJ, le Gouvernement pourra s’appuyer sur sa PDG, Stéphane Pallez (celle-ci multipliant les initiatives de toutes natures / ndlr). Cette énarque, qui a passé vingt ans à Bercy, a été à la manœuvre sur les dossiers Air France et Thomson à la fin des années 1990-début 2000.

Compte tenu du poids de la FDJ dans le secteur des jeux, de nombreux experts estiment que sa privatisation impliquerait toutefois une remise à plat plus large du secteur.