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11 Sep 2018 | Profession
 

L’examen de la loi Pacte démarre à l’Assemblée, consacrant plusieurs articles à la cession des participations de l’État (voir Lmdt des 6 septembre et 24 août).

La première « privatisation » du quinquennat Macron sera donc celle de la Française des jeux. C’est l’opération la « plus simple » a expliqué le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, mercredi 5 septembre sur LCI. Elle pourrait même démarrer dès la fin du premier trimestre, si la météo boursière est favorable.

« L’objectif est de réaliser une grande opération de capitalisme populaire, en permettant aux Français d’acheter des titres d’une société qui ne présente pas beaucoup de risques », assure une source proche du dossier que reprend La Croix (édition 10 septembre).

•• Les atouts de cette privatisation : la FDJ a affiché l’an dernier des résultats records (15,1 milliards d’euros de mises) et une croissance de son activité de 5,7 %. Elle n’a quasiment pas de dettes et près de 1 milliard d’euros de trésorerie.

•• En cédant la majorité du capital de la FDJ, l’État ne va pas se priver de beaucoup de dividendes, analyse le quotidien. La société en verse assez peu (124 millions d’euros en 2017), mais paye beaucoup de taxes (3,4 milliards d’euros l’an dernier), ce qui ne va pas changer.

•• Reste la question de la régulation. L’État va renforcer ses pouvoirs de contrôle, assure le ministère de l’Économie. De son côté, la FDJ rappelle que la moitié du secteur des jeux est déjà aux mains d’acteurs privés, à commencer par le PMU.