Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
18 Oct 2019 | Profession
 

La Française des Jeux a lancé, ce vendredi 18 octobre, le compte à rebours pour sa privatisation après un premier feu vert du régulateur des marchés financiers, en vue de son introduction en Bourse qui débutera le 7 novembre : avec des mesures incitatives pour les particuliers et les détaillants (voir Lmdt de ce jour et du 13 octobre).

« Nous sommes en situation de nous présenter à de nouveaux investisseurs » a résumé la PDG Stéphane Pallez lors d’un point presse, mettant en avant le bilan de son entreprise.

•• L’opérateur a annoncé que l’Autorité des marchés financiers (AMF) avait approuvé son document de base, première étape formelle pour une introduction en Bourse. Le Gouvernement – qui restera actionnaire à hauteur de 20% – souhaite en tirer plus d’un milliard d’euros.

Mi-octobre, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait annoncé que les investisseurs privés comme le grand public pourraient souscrire des actions Française des Jeux entre le 7 et le 20 novembre, pour une première cotation prévue le 21 novembre.

•• « C’est une nouvelle page de l’histoire de notre entreprise qui se tourne. Notre ambition est de renforcer notre position de premier opérateur de loterie et de paris sportifs en France, et de devenir un acteur international de référence » a souligné Stéphane Pallez, en poste depuis 2014 et qui vient d’être reconduite dans ses fonctions.

« Des grands fonds gestionnaires d’actifs sont notamment intéressés par notre opération et notre profil. La Française des jeux a une forte valeur de rendement, de moyen et long terme, avec une forte prévisibilité » a indiqué Stéphane Pallez.

« Les marques d’intérêt que nous observons depuis quelques semaines de la part d’investisseurs français, européens et internationaux, montrent que la place de Paris devrait profiter de l’opération » a renchéri Martin Vial, commissaire aux participations de l’État, également présent au point presse.

•• Aucune indication n’a été donnée sur le prix auquel les actions seront mises sur le marché. Mais au micro de RTL vendredi matin, Mme Pallez a indiqué qu’« on est plutôt dans les dizaines d’euros que dans la centaine d’euros ».

Évoquant la part de capital qui sera réservée aux particuliers, Martin Vial a souligné qu’il « nous paraissait important que, dans une période aux taux d’intérêt très bas, il puisse y avoir une opération qui incite les épargnants à investir ».

Pour les « inciter » à participer à l’opération Française des Jeux, il a rappelé que le Gouvernement a prévu une décote de 2 % sur les titres achetés par les particuliers, ainsi qu’une action gratuite pour dix actions achetées, « dès lors que l’épargnant aura conservé ses titres au moins 18 mois ».

•• Martin Vial a également tenu à préciser qu’il faudrait « l’agrément de l’État pour tout franchissement de seuil de 10 % (du capital). Cela vise à faire en sorte qu’il y ait une vérification des intentions des actionnaires qui prendraient une part significative du capital » a-t-il ajouté.

•• On ne connait pas encore les conditions qui seront réservées aux détaillants.

•• Ultime détail, M. Vial a affirmé que la FDJ « n’exercera pas d’activité de casino », alors que les casinotiers français ont récemment dit craindre que l’entreprise « empiète largement sur les jeux autorisés » dans leurs 200 établissements répartis dans l’Hexagone (voir Lmdt du 14 octobre).