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21 Juil 2018 | Profession
 

Avant le processus de privatisation (voir Lmdt des 20 juillet et 13 juin) et sur la base d’un premier semestre porteur (voir Lmdt du 19 juillet), la Française des Jeux scelle des partenariats avec quatre grands clubs : l’Olympique de Marseille, l’Olympique lyonnais, l’AS Monaco, et enfin, le FC Nantes. Objectif : surfer sur la vague du Mondial et s’imposer dans les paris sportifs face aux sites spécialisés.

Après une Coupe du monde en Russie qui a suscité l’engouement des Français avec un montant de mises sans précédent (voir Lmdt du 19 juillet), l’opérateur public de jeux d’argent a donc annoncé, ce jeudi 19 juillet, quatre partenariats avec ces grands clubs de Ligue 1.

•• Ces accords, effectifs dès le début de la saison 2018-2019 (soit le 10 août), et signés pour quatre saisons, seront présentés en septembre mais la FDJ a d’ores et déjà indiqué qu’ils lui permettront d’utiliser l’image des joueurs et des clubs, et d’avoir sa marque présente dans les stades. Il ne s’agit pas de sponsoring « maillot ».

« C’est une opération très forte. Nous ne pouvions pas parler à un seul club. Nous cherchons à parler à notre clientèle de manière locale », explique la PDG, Stéphane Pallez, dans Les Échos.

•• Ce redéploiement de la FDJ auprès des supporteurs intervient dans un contexte de croissance dynamique des paris sportifs mais aussi d’âpre concurrence. La Française des Jeux, dont l’essentiel des recettes (80 %) résulte encore de ses jeux de grattage et de tirage (pour 6,3 milliards d’euros au premier semestre), a certes le monopole de la prise de paris en points de vente, mais elle est confrontée à la forte pression des opérateurs en ligne.

•• Le marché du « on line » a, en effet, pesé davantage que celui du réseau en dur de la FDJ lors de la dernière Coupe du monde. La FDJ, qui a déployé une application permettant aux joueurs de préparer leurs paris, réfléchit à d’autres initiatives pour « muscler » encore son activité en points de vente.