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15 Jan 2019 | Profession
 

Bruno Le Maire l’a confirmé ce lundi : le calendrier des privatisations prévues dans le cadre de la loi Pacte « ne changera pas », malgré la complexité de la situation politique. Et donc, le projet de loi Pacte, déjà adopté en première lecture en octobre à l’Assemblée nationale, « reviendra dès le 17 janvier au Sénat ».

Or, parmi ces privatisations, il y a celle de la FDJ. Et l’on sait que la Confédération demande la possibilité pour les buralistes de participer à cet actionnariat, comme les salariés, à des conditions préférentielles. Un amendement déposé, à l’Assemblée nationale, par Nicolas Forissier (LR / Indre) avait déjà attiré l’attention sur le sujet (voir Lmdt des 4 et 1er octobre ainsi que du 6 septembre 2018).

•• Désormais, une commission spéciale de 40 sénateurs est chargée d’examiner la partie « privatisations » de la loi Pacte, avant son passage en séance publique.

Et Serge Babary (LR, Indre-et-Loire) a déposé, en fin de semaine dernière, un nouvel amendement visant « à préciser que, dans le cadre de cette ouverture, le Gouvernement prévoit la possibilité pour les buralistes qui le souhaiteront, à titre individuel, d’acquérir des actions de la Française des Jeux à des conditions préférentielles. »

•• « Ces conditions préférentielles sont justifiées par la contribution éminente du réseau des buralistes à la réalisation d’une part très importante du chiffre d’affaires de la Française des Jeux. Ils sont ainsi un partenaire commercial essentiel, particulièrement impliqué et de longue date dans le développement de l’entreprise » est-il précisé.

•• Cet amendement qui devrait être discuté cette semaine a surtout pour objet d’attirer l’attention sur le sujet. Il a été co-signé par 22 des sénateurs (tous LR). Le Gouvernement a toujours dit qu’il traiterait le sujet lors de la rédaction elle-même de l’ordonnance de privatisation, après le vote de la loi.