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2 Déc 2020 | Profession
 

La Française des Jeux rebondit particulièrement bien même si, elle aussi, a été touchée par la crise sanitaire : avec une baisse de 200 millions d’euros de mises durant le premier confinement (voir 6 août).

Stéphane Pallez a fait le point dans les colonnes du grand quotidien régional Le Progrès.

•• « Nous avons effectivement connu une baisse de 60 % des mises lors du premier confinement. Une forte diminution qui s’explique principalement par deux facteurs. Tout d’abord, l’arrêt complet des événements sportifs qui a fait chuter l’offre de paris sportifs ; et ensuite, la fermeture de 20 % de nos points de vente. 

Or les paris sportifs représentent 20 % de notre activité aujourd’hui et la très grande majorité des ventes de l’entreprise (plus de 90 %) se fait dans des points de ventes physiques. D’où cette baisse majeure des mises, mais fort heureusement elle n’a duré que deux mois.

•• « Et dès que les points de vente ont pu rouvrir dans leur totalité et que les paris sportifs ont pu reprendre – c’est-à-dire au mois de juin – l’activité de la Française des Jeux est repartie de façon dynamique et quasi normale. Nous avons renoué avec le rythme de croissance que nous affichions auparavant, sur une tendance moyenne de l’ordre de +6 % des mises, au troisième trimestre (voir 15 octobre).

« Ce qui montre bien la résistance et, comme on dit aujourd’hui, la résilience d’une entreprise comme la Française des Jeux ».`

•• « Nos jeux sont distribués dans un réseau de 30 000 commerces de proximité sur l’ensemble du territoire (débits de tabac, bars et marchands de journaux). Lorsque nous avons interrogé nos clients à la fin du premier confinement, ils ont majoritairement répondu qu’ils étaient très contents de pouvoir revenir physiquement dans ces points de vente. Ils constituent, pour eux, un véritable lieu de lien social.

•• « Mais, ils nous ont aussi confirmé que la possibilité de jouer en ligne est quelque chose de pratique, à certains moments. En fait, nos clients apprécient les deux : aller jouer dans un point de vente ne s’oppose pas au fait de pouvoir jouer en ligne. 

« Cela correspond exactement à notre stratégie d’investir dans les deux canaux de distribution. Dans le réseau physique, nous développeront notre offre de jeux comme dans le digital, par exemple via notre application pour les paris sportifs.

•• « Nous ne nous jetons pas dans la bataille des paris sportifs, nous y sommes déjà depuis longtemps. C’est la FDJ qui a lancé les premiers paris sportifs en France en 1985 et nous avons toujours le monopole des paris sportifs en point de vente.

« L’enjeu est d’accompagner l’évolution d’un marché qui, certaines années de grands événements sportifs (comme les coupes du monde de football), connaît une progression de 40 % à 60 %. Cela n’aurait donc pas de sens que l’offre de paris sportifs FDJ reste limitée au point de vente. Les mêmes joueurs jouent d’ailleurs, alternativement, en point de vente et en ligne. Il est légitime que FDJ investisse sur ce marché. »

•• « Je crois qu’à la Française des Jeux, nous avons montré, cette année encore, que nous avons été capables d’absorber un choc tout en protégeant nos salariés et notre écosystème. Non seulement il n’y a eu aucune réduction d’effectif mais nous avons continué à recruter. Nous n’avons pas eu recours au chômage partiel, ni demandé aucune aide de l’État. Cela a été possible grâce à la mobilisation de chacun au sein du groupe.

« Les salariés ont manifesté leur solidarité comme, par exemple, avec le don de 1 400 jours de vacances au total représentant 340 000 euros en faveur de la recherche et de plusieurs associations.

« Nous avons également octroyé des facilités de trésorerie à certains de nos distributeurs en difficulté du fait de la crise. Pour moi, c’est cela être une entreprise durable : avoir la capacité d’absorber une crise, tout en protégeant ses salariés, ses fournisseurs, ses distributeurs et ses clients ».