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12 Jan 2019 | Profession
 

Depuis la fin d’année dernière, le kiosque-presse, installé dans la galerie marchande du centre E. Leclerc de Riantec (dans la banlieue de Lorient / Morbihan), dispose d’un point de vente de la Française des Jeux (Loto, jeux de grattage, etc.). 

Une ouverture qui n’est pas du tout du goût des buralistes de l’ancien canton de Port-Louis, tout proche. Selon Le Télégramme (du 11 janvier), ils se sont réunis, mardi, avec les responsables de leur chambre syndicale départementale pour dénoncer cette situation.

•• « Nous sommes déjà huit points de vente sur les trois communes du secteur. Cette ouverture va se ressentir dans un rayon de 15 kilomètres à la ronde. Les grandes surfaces ont déjà fait des dégâts sur le petit commerce et elles continuent. Chacun son travail. Avec cette attitude, Leclerc remet en cause le nôtre. À ce rythme, bientôt, on n’existera plus », témoigne un buraliste dans le journal.

•• « Le public se doit d’être informé de cette situation pour qu’il prenne conscience des choses » reprennent les buralistes pour lesquels cela va à l’encontre des volontés affichées par les municipalités de redynamiser leurs bourgs.

« On a déjà ressenti une baisse. Les gens n’ont plus besoin de venir au centre-bourg. C’est un maillon de la chaîne que l’on casse : les clients pouvaient en profiter pour prendre un verre, boire un café, etc. On ouvre la porte des grandes surfaces à trop de choses. Aujourd’hui le Loto, les jeux, demain … pourquoi pas le tabac ? ».

•• Michel Le Bars, propriétaire du Leclerc de Riantec, se contente d’indiquer que « s’il avait sollicité un agrément pour la Française des jeux en 2011, au moment de l’ouverture du magasin, cela lui avait été refusé. L’année dernière, c’est elle qui est revenue vers nous, cette implantation répondant certainement à une évolution commerciale de FDJ ».