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23 Jan 2019 | Profession
 

Double page du Figaro (édition du 22 janvier) dévoilant les 250 bénéficiaires qui vont recevoir un chèque de la Fondation du patrimoine suite à la première édition des jeux « Mission Patrimoine » de la FDJ. Les édifices non protégés et non classés ont été privilégiés.

Le quotidien en profite pour tracer des premières pistes sur l’opération qui serait renouvelée en 2019 (voir Lmdt des 22 et 17 janvier ainsi que du 11 octobre 2018).

Un nouveau tirage spécial du Loto devrait être annoncé, début février, ainsi que le lancement d’un nouveau jeu de grattage. Le gouvernement et la FDJ seraient en train de mettre au point les modalités du Loto version 2019. Faut-il lancer un seul jeu de grattage ou au contraire plusieurs ? Et à quel prix ? Le jeu Mission patrimoine coûtait 15 euros pièce et rapportait 72 % des mises aux joueurs.

•• Toujours selon Le Figaro, certains plaident aujourd’hui pour que le prix d’achat soit moindre, quitte à ce que les gains le soient aussi. Stéphane Bern et le ministère de la Culture aimeraient que la part revenant au patrimoine soit plus élevée. En 2018, elle représentait 10 % du prix du ticket, soit 1,50 euro, somme souvent jugée « ridicule ». Enfin, pour la cuvée des bénéficiaires 2019, la Fondation souhaiterait mieux cibler les propriétaires privés, les monuments situés dans les centres des petits bourgs et le patrimoine non protégé.

•• Le nerf de la guerre, pour le Loto version 2, sera aussi la simplification du dispositif.

Afin de compenser le montant des taxes prélevées sur les jeux (environ 7 %), Bercy a débloqué 14 millions d’euros supplémentaires en 2018. Plutôt que de renoncer aux taxes en 2019, ce que les sénateurs réclamaient, il s’est engagé à faire de même cette année. Mais ces sommes dites de compensation ont été et seront versées au budget du ministère de la Culture, et non pas à la Fondation.

L’argent du Loto a donc plusieurs payeurs, qui versent selon plusieurs temporalités et, surtout, selon plusieurs législations. « C’est une usine à gaz … C’est Bercy qui dirige ce pays », tranche Stéphane Bern, alors que Franck Riester parle de « tuyauterie » (voir Lmdt du 18 décembre 2018).