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5 Sep 2018 | Profession
 

Revue de presse contrastée. Ce début de semaine, les joueurs ne se seraient pas rués sur les tickets à gratter de « Mission Patrimoine », d’après Le Parisien. En cause : le prix fixé à 15 euros. 

Même écho à Rennes, selon France Bleu Armorique : « ça fait cher, personnellement je ne jouerai pas, car 15 euros c’est trop ; on sait que c’est pour une utilité, la rénovation des monuments historiques, mais faut tout de même débourser 15 euros » selon un retraité. Sachant que la Française des jeux ne devrait livrer ses premières estimations qu’en fin de semaine. (Voir aussi Lmdt des 3 et 4 septembre).

•• Dans un bar-tabac de Belleville, à Paris, deux carnets ont été écoulés dans la matinée de lundi, soit 20 tickets. « Ce n’est pas si mal… pour un ticket à 15 euros : ce n’est pas donné ! ».

Dans le XVIIIe arrondissement, un buraliste en avait écoulé cinq ou six à 10 h 30 et un autre… zéro. « Oui c’est trop cher », estime une cliente de 64 ans, « mais le principe me gêne aussi. Je paye suffisamment d’impôts. Pour aider les monuments, il suffit de mieux répartir l’argent et de ne pas autant favoriser les riches… »

Grille en main, Éric (photo), 58 ans, policier à la retraite, s’est laissé tenter. « Pas à cause du patrimoine … comme c’est un jeu nouveau, je pense qu’il y a plus de tickets gagnants », confie-t-il. Effectivement, en ayant découvert deux symboles identiques, il a décroché… 15 euros. « Je vais me faire rembourser. J’ai voulu essayer. Mais je ne pense pas recommencer. Je préfère jouer plus petit, quitte à gagner moins. »

•• « Mission patrimoine » a plus de succès dans des arrondissements plus aisés. Vers 13 heures, dans le XVe arrondissement, un buraliste en a écoulé « une petite centaine », avec un gagnant à 150 euros.

Joueur très occasionnel, Luca, 34 ans, vient de glisser un ticket dans son sac à dos. « C’est le principe qui m’a attiré. Je suis très sensible au patrimoine et, avec ma femme, nous allons souvent visiter des châteaux. C’est ma petite contribution. Acheter un ticket, c’est plus facile que de faire un don. Et il reste le plaisir du grattage … »

•• Philippe, buraliste rennais, n’en a pas vendu beaucoup mais se montre optimiste pour les prochains jours et même séduit par l’idée : « je pense que ça va drainer une autre population qui n’a pas l’habitude de jouer, mais qui est motivée pour sauver les monuments en péril ».

Au même moment, Jérémie achète un ticket de grattage : « c’est une démarche différente des jeux habituels, si ça peut aider à faire un geste pour le patrimoine, c’est plus intéressant qu’un jeu à gratter » explique le jeune homme.