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23 Nov 2019 | L'essentiel, Profession
 

Hier vendredi, pour son deuxième jour de cotation, l’action de la Française des Jeux est encore montée de 1,10 %, à 22,95 euros.

Jeudi matin, déjà, à l’ouverture de la Bourse Paris-Euronext – lors de la traditionnelle « cérémonie de la cloche » – l’action avait bondi de 15 % pour sa première journée de cotation.

Alors que devant l’afflux de la demande, le Gouvernement avait décidé d’en fixer le prix d’introduction à 19,90 euros, mercredi soir, le plus haut de la fourchette définie lors de période de souscription (voir 20 novembre).

•• Quel afflux de la demande ? : les ordres d’achat de 500 000 épargnants ont dépassé 1,6 milliard d’euros, alors que l’enveloppe théorique visée par Bercy était de 600 millions d’euros.

Le Gouvernement a donc décidé de porter la part d’actions réservée aux particuliers (et aux détaillants) de 33,5 % à 40,5 % du total des actions mises sur le marché. Ce qui leur permettra de disposer de 21 % du capital de la FDJ. Les salariés passant de 5 à 7 %. Alors que l’État garde 20 %.

« L’État, les actionnaires historiques (les associations d’anciens combattants, par exemple) et les Français détiendront plus de 60 % du capital de la Française des Jeux » a déclaré le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, selon Le Monde (du 22 novembre). / Ceci, alors que les investisseurs institutionnels (banques, assurances, fonds, etc.) qui se sont aussi précipités sur les titres FDJ ont passé des ordres d’achat pour 10 milliards d’euros.

Mais ce sont les particuliers (et les détaillants) qui seront servis « en priorité », a annoncé Bruno Le Maire, toujours selon Le Monde : intégralement jusqu’à 2 000 euros d’ordres passés et 10 % au-delà) ; et jusqu’à 7 500 euros pour les détaillants (l’allocation prioritaire négociée par la Confédération).

•• Dans Le Figaro (du 21 novembre), Franklin Pichard, directeur général du gestionnaire d’actifs financiers Kiplink Finance, déclarait : « les buralistes présents dans toute la France et très proches de la population ont également joué un rôle déterminant. Celui que les banquiers, qui ne peuvent plus démarcher les particuliers, jouaient auparavant. Ils sont pour beaucoup dans le large succès de la privatisation de la FDJ. »