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19 Avr 2019 | Profession
 

« En 2018, l’essentiel de notre croissance s’est fait avec les paris sportifs. L’année dernière, cette activité a représenté 20 % de nos mises contre 16 % en 2014 » a affirmé Stéphane Pallez à l’occasion du bilan financier 2018 de l’opérateur (voir Lmdt du 17 avril). 

Une progression à deux chiffres qui n’est pas à mettre au crédit des paris en ligne, où la FDJ est loin des leaders retient Le Figaro (édition du 18 avril), qui analyse plus en détails cette tendance.

•• En fait, c’est le monopole sur les paris sportifs en dur le réseau physique des détaillants / ndlr) qui constitue la poule aux œufs d’or pour le groupe public. « En paris sportifs, la FDJ fait plus de 90 % de son activité dans les bars-tabac », souligne un spécialiste des jeux. Et la vente de ces produits dans le réseau physique n’arrête pas de grimper.

Si la hausse est plus spectaculaire lorsqu’il y a une Coupe du monde de football, comme en 2018 (+ 20 % de mises), elle est aussi au rendez-vous en l’absence de grande compétition, comme il y a deux ans (+ 11 %). Un succès pas joué d’avance : sur Internet, les opérateurs peuvent en effet distribuer aux joueurs jusqu’à 85 % des mises qu’ils encaissent par an, contre seulement 76 % dans le réseau en dur.

•• Pour booster ses ventes dans le réseau physique, la FDJ a mené une politique vigoureuse, poursuit le quotidien. « Nous avons élargi notre offre en proposant plus de types de paris sur plus de sports », souligne Stéphane Pallez.

En juin 2016, le groupe a ouvert les paris sur huit nouvelles disciplines (Formule 1, natation …), en 2018, il en a ajouté quatre (golf, snooker…). Plus globalement, il propose aujourd’hui jusqu’à 2 000 paris en points de vente contre 1 000 avant mi-2016.

Parallèlement, il a permis aux internautes de préparer leur mise sur l’appli Parions Sport avant de les valider sur un terminal en point de vente. Une formule qui génère 60 % des ventes de paris sportifs dans le réseau physique.

« C’est un coup de génie car les clients sont contents de ne pas faire la queue au guichet et les buralistes sont heureux car ils touchent leur commission sans rien faire », glisse un spécialiste de jeux (sic).

•• Seul revers de la médaille, selon Le Figaro, le taux de retour aux joueurs, limité pour les paris sportifs en bar-tabac à 76 %, est plus important que celui des jeux de tirage (52 %) et de grattage (70 %).

Du coup, quand les paris prennent une part très importante des ventes, la rentabilité de l’entreprise se dégrade relativement. Ce qui explique qu’en 2018, la FDJ a vu ses profits reculer de 5,8 %, à 170 millions d’euros, alors que ses mises ont augmenté de 4,4 %, à 15,8 milliards.