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15 Jan 2019 | Profession
 

Stéphane Pallez, Pdg de la Française des Jeux, était au Consumer Electronic Show (CES) Las Vegas, la semaine dernière. Dans Les Échos.fr (14 janvier), elle fait le point sur l’objectif de numérisation de l’entreprise, fixé à l’horizon 2020.

« Les analyses sur lesquelles était fondé notre projet stratégique FDJ 2020 sont validées par la transformation digitale de notre environnement. Nous avons eu raison d’initier cette transformation alors que l’entreprise était en bonne santé, pour ne pas prendre le risque d’être marginalisés par de nouveaux acteurs.

•• « Nos résultats sont en avance sur nos ambitions. Indicateur clef du plan, la part des mises numérisées (mises prises sur le site et les appli FDJ et Parionssport ou préparées sur les smartphones, ndlr), atteint 15 % à fin 2018, dépassant les 2 milliards d’euros.  

« Cette part était de 3,7 % au début du plan, pour un montant de 478 millions. Je suis donc confiante dans l’atteinte de l’objectif de 20 % en 2020.

•• « Le numérique est l’ami du point de vente. Notre application de préparation de paris sportifs en point de vente, lancée fin 2014, représente 60 % des ventes à fin 2018, à comparer à 45 % en 2017.

« Notre priorité était d’investir dans le pari sportif en point de vente alors que le pari sportif en ligne se développe de façon très dynamique. S’agissant du Loto, nous réfléchissons aux services qui permettront demain de développer l’usage de l’application.

•• « Le maintien et le renouvellement d’un bassin important de clients restent une priorité fondamentale. Mais le chiffre de 26 millions de joueurs ne constitue pas la base clients de FDJ au sens où on l’entend dans le monde digital d’aujourd’hui. L’EuroMillions, qui voit monter le nombre de joueurs occasionnels quand le jackpot s’élève, est un indicateur d’activité mais pas forcément une base clients stable.

« Ma priorité est de mieux connaître nos clients comme toute entreprise, mais aussi pour bien mettre en œuvre nos politiques de jeu responsable. De baromètres clients annuels, nous sommes passés à un rythme d’enquêtes trimestriel, et bientôt mensuel. 

Au-delà du recrutement, il y a la fidélisation. Nous avons beaucoup recruté dans le domaine des paris sportifs mais nous voyons bien que les clients sont volatils. Pour fidéliser, la relation-client est tout aussi importante que les cotes.

•• « Mon souhait est que « l’équipe de France des jeux » gagne. Je souhaite notamment pleine réussite au PMU qui s’est engagé dans un plan stratégique courageux et ambitieux. »