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3 Sep 2019 | Profession
 

Alors que le calendrier de sa privatisation se précise, Les Échos (2 septembre) consacre un zoom sur la Française des Jeux … Avec un rappel des enjeux. 

« À la Française des Jeux (FDJ), cette rentrée 2019 s’apparente au début d’une nouvelle ère. L’opérateur public de jeux d’argent, dont la création (indirecte / ndlr) remonte à 1933 et à celle de la Loterie nationale, elle-même inspirée de la loterie de l’association des Gueules cassées (Union des blessés de la face et de la tête) de la Première Guerre mondiale, file tout droit vers sa mise en Bourse, l’option retenue début juin pour sa privatisation.

•• « À moins d’un changement de calendrier pour cause de dégradation des conditions de marché, les pouvoirs publics, qui ont décidé de ramener la participation de l’État de 72 % aux alentours de 20 %, comptent réaliser l’opération en novembre prochain, selon le ministre de l’Économie Bruno Le Maire (voir Lmdt du 2 septembre).

« La FDJ prépare d’ailleurs déjà les esprits avec la diffusion, depuis le 18 août, d’un film publicitaire rappelant son origine (voir Lmdt du 20 août).

•• « Sa mise en Bourse doit servir à alimenter le Fonds pour l’Innovation, lequel doit être doté de 10 milliards d’euros. Sa valorisation, l’un des points clefs à traiter par les banques-conseils, serait de l’ordre de 3 à 3,5 milliards, estimait-on dans les milieux financiers à la fin du premier semestre.

« Sur cette base, l’État collecterait a minima 1,5 milliard avec la cession de 50 % du capital. À titre de comparaison, l’entreprise, quatrième loterie mondiale et numéro deux européenne, a collecté 15,8 milliards d’euros de mises l’an dernier, sachant que 3,5 milliards sont revenus aux finances publiques. 

•• « Autre élément central du projet, le monopole sur les jeux de loterie et la prise de paris sportifs en points de vente sera confié pour une durée de 25 ans à la FDJ privatisée ».