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7 Juil 2019 | Profession
 

On sait que les parlementaires ont donné, la semaine dernière, leur feu vert à un nouveau mandat de Stéphane Pallez à la tête de la Française des Jeux (voir Lmdt du 3 juillet).

Voici un extrait de ses déclarations devant la Commission des Finances du Sénat, ce 3 juillet.

•• « Nous sommes le 1er réseau de proximité en France avec 30 000 points de vente qui sont accessibles a moins de 10 minutes pour 90 % de la population. Ce réseau non-propre permet aux bars tabac presse et aux distributeurs de presse d’avoir une activité complémentaire et donc de maintenir leur activité même si ce réseau a un petit peu diminué mais nous avons réussi à le stabiliser récemment. 

Trois types d’actions sont menées :

. 180 millions d’euros d’investissement pour moderniser le réseau
. Création avec les partenaires du réseau de nouveaux points de vente pour compenser la fermeture de bars tabac et distributeurs de presse qui sont dues à la pression sur leur activité principale et non de la nôtre
. Dans certains cas compléter le réseau par une diversification de l’activité

Le nombre de points de vente est stabilisé à 30 000 (contre 40 000 il y a dix ans). Cela est rendu possible par la nouvelle relation avec les partenaires du réseau historique, la Confédération des buralistes et Culture Presse. Nous avons passé un accord avec eux en février 2018 dans lequel nous avons à la fois revu la structure de la rémunération pour favoriser leur développement et notre développement, pour aligner nos intérêts et également introduire une différenciation de leurs commissions en fonction du type de jeux pour les aligner également par rapport à nos objectifs de jeux responsables.

Cet accord est en train de se mettre en œuvre et se traduira à la fin de l’année 2019 par une augmentation de la rémunération moyenne de ces points de vente de l’ordre de 0,3 point. 785 millions d’euros ont été versés au réseau l’année dernière, nous sommes un élément très important de soutient économique de ce réseau.

Parallèlement nous menons une transformation de la gestion commerciale notamment par la professionnalisation l’amélioration de l’accompagnement du réseau particulièrement sur la gestion des risques (addiction, blanchiment, fraude, manipulation des compétitions sportives)

•• « Sur la privatisation, c’est une décision de nos actionnaires votée à l’article 137 de la loi PACTE.

Les débats parlementaires ont permis d’examiner l’ensemble des arguments qui se sont légitiment exprimes. Loi PACTE a largement répondu à un certain nombre de questions.

L’entreprise restera sous contrôle étroit de l’État qui non seulement a annoncé vouloir rester actionnaire de l’entreprise à hauteur de 20 % minimum mais va surtout garder un certain nombre de droits exorbitants du droit  commun par rapport à son niveau de participation qui sont la preuve et la manière d’assurer ce contrôle étroit, notamment avec un commissaire du gouvernement au CA et un droit de regard sur certaines opérations liées à la mise en œuvre de la régulation et au franchissement de seuil au capital

Ce qui est fondamental pour le contrôle des jeux d’argents c’est la qualité et la force de la régulation, que l’entreprise soit privée ou public. Rappelons que la majorité des acteurs français des jeux d’argent en France sont prives (PMU, groupes de casino et opérateurs de paris sportifs en ligne) comme le sont les grands acteurs internationaux du secteur de la loterie (italienne et anglaise notamment) …

•• « Aujourd’hui aux côtés de l’État à 72 % il y a les actionnaires du monde combattant à presque 14 % avec deux représentants au CA. Ces actionnaires ont toujours affirmé leur volonté de rester au capital de l’entreprise et le gouvernement leur a donnée des garanties pour rester au capital et pour rester représentés au CA.

En ce qui concerne la Confédération, elle est aujourd’hui au capital de l’entreprise à hauteur de 2 %. Ils y sont parce qu’ils sont actionnaires historiques, la question est de savoir si des détaillants du réseau pourrait acquérir des actions. La réponse est évidement oui.

Ils ne pourront pas bénéficier d’avantages spécifiques sur le prix parce que ce n’est pas compatible avec la loi. En revanche ils sont évidemment bienvenus. 

En ce qui concerne l’actionnariat populaire, le gouvernement a pour objectif qu’une tranche soit offerte aux particuliers et que cette opération favorise un investissement des français en bourse, dans le cadre d’une opération d’une entreprise qu’ils connaissent et apprécient. Le montant de cette tranche n’est pas encore déterminé.

Sur l’actionnariat salarié, l’État doit offrir 50 % de ce qu’il cède, soit 5 % d’actions puisqu’il cède 50 %. Nous travaillons sur les modalités d’encouragement pour acquérir des actions et les maintenir dans le temps. »