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15 Juin 2017 | Profession
 

Dix ans après l’entrée en vigueur de l’interdiction de la vente de jeu d’argent et de hasard aux mineurs, une étude Opinion Way – commanditée par la FDJ et publiée à l’occasion de la « Journée du jeu récréatif » (voir Lmdt du 13 juin) – révèle que si cette loi est plutôt connue par une grande majorité des Français, des pratiques de jeu en famille perdurent. 

•• Le fait qu’il existe un âge légal avant lequel on ne peut acheter des jeux d’argent et de hasard est un acquis pour 84 %.

Les mineurs s’avèrent encore mieux renseignés que les adultes : 89 % des jeunes adolescents de 15 à 17 ans estiment que l’âge légal pour jouer à des jeux d’argent et de hasard est de 18 ans. Seuls 11 % se trompent sur l’âge légal (6 %) ou estiment qu’il n’y a pas d’âge légal (5 %).

Cependant, tous les jeux ne sont pas soumis aux mêmes exigences dans l’esprit des Français : paris (85 %) et jeux d’argent en ligne (85 %) seraient davantage soumis à un âge minimum légal que les jeux de tirage (78 %) ou les tickets à gratter (70 %).

•• Les grandes lignes de la législation sont plutôt bien connues des Français : 77 % affirment clairement qu’un mineur ne peut acheter seul un jeu. Ils estiment qu’un détaillant a le droit de refuser la vente (pour 80 %) et que ce dernier peut effectuer un contrôle d’identité s’il a un doute sur l’âge (pour 83 %).

En même temps, 66 % considèrent qu’un mineur, accompagné d’un adulte, peut acheter un jeu d’argent.

•• Parmi les principaux risques pour les mineurs identifiés par les Français, la santé ne vient qu’en quatrième position.

L’endettement est cité en premier (54 %), suivi de la tentation de mensonge et de dissimulation (53 %), du vol (51 %), de l’atteinte à la santé mentale (37 %), de l’isolement social (17 %), de la violence (15 %), du stress (15 %) ou encore de la rupture de liens familiaux (14 %).

Cette méconnaissance de l’impact que peut avoir le jeu sur la santé des mineurs, alliée à une pratique traditionnelle de jeu en famille, fait qu’aujourd’hui près de 35% des Français admettent avoir joué pour la première fois à des jeux d’argent et de hasard avant leur majorité.

•• Près de la moitié des Français ont déjà vu, lu ou entendu des messages de prévention concernant les risques. Pour mener à bien le développement de ce discours de prévention, les Français désignent les parents en premier lieu (62 %) et l’opérateur de jeux (34 %).

Si l’implication des parents apparaît comme primordiale et prioritaire, les Français expriment une véritable attente que la FDJ prenne davantage la parole dans la prévention : 83 % estiment qu’elle devrait avoir le droit de pratiquer de la prévention publicitaire auprès des mineurs (ce qui est actuellement interdit).

Et 82 % estiment souhaitable que la FDJ puisse créer des campagnes de communication ludiques à l’attention des mineurs pour les sensibiliser.