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15 Jan 2019 | Profession
 

Face à la chute des ventes de cigarettes, les buralistes rénovent leurs commerces grâce au soutien de l’État, diversifient leur activité et renégocient auprès de la Française des Jeux et du PMU leurs commissions tirées de la vente des jeux, annonce l’AFP dans une dépêche ce soir.

•• Un accord a été signé cette semaine entre le PMU d’une part et les buralistes et marchands de presse qui distribuent les paris d’autre part, ont annoncé dans un communiqué commun le PMU, la Confédération des buralistes et Culture Presse (voir Lmdt du 13 janvier).

Il prévoit une meilleure rémunération des buralistes à partir d’avril : ceux-ci percevront 1,8 % à 2,25 % du montant des paris et verront leur prime de disponibilité (versée aux commerces ouverts au moins 360 jours par an) doublée à 0,4%, précisent-ils (voir Lmdt du 17 décembre).

En outre, les enjeux pris via la carte PMU, par SMS ou au téléphone (Allo Pari), en croissance de 40% en 2018, seront désormais rémunérés dans les mêmes conditions que les paris pris en points de vente.

Enfin, l’obligation d’avoir une caisse dédiée au PMU est supprimée, tandis que 50 millions d’euros seront investis en 2019 pour équiper les buralistes de nouveaux terminaux « Nova », afin de digitaliser la prise de paris, indiquent les partenaires.

•• En parallèle, les buralistes sont aussi mieux rémunérés pour distribuer les jeux d’argent, aux termes d’une convention signée en février 2018 avec la Française des Jeux (voir Lmdt des 5 février et 28 décembre 2018).

Leur commission de base, qui était de 5 % en 2017, est revalorisée de 0,3 % en moyenne en deux ans (+0,1 % en 2018 et +0,2 % cette année).

•• En parallèle, les buralistes bénéficient jusqu’en 2021 d’un plan de transformation doté de 80 millions d’euros, afin d’aider à réduire leur dépendance à l’activité de vente de tabac (voir Lmdt du 19 décembre 2018).

Ceux qui souhaitent transformer leur point de vente afin d’accueillir d’autres activités (produits de vapotage, relais-colis, conciergerie de quartier, « snacking », etc.) bénéficient d’une aide de l’État de 33 000 euros maximum, représentant sous certaines conditions, jusqu’à 40 % des dépenses (mobilier, équipement, voire refonte totale du commerce).

•• En « moins de deux mois », la Confédération a recensé quelque 530 appels de détaillants intéressés, a précisé à l’AFP son président Philippe Coy, selon qui les buralistes doivent saisir cette opportunité pour développer « une offre commerciale adaptée, de proximité » susceptible de ramener le tabac à 50 % de leurs revenus dans « 5 à 7 ans ».

•• La France compte quelque 24 500 buralistes âgés de 49 ans en moyenne, le réseau employant un total de 80 000 personnes.