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1 Juin 2018 | Observatoire
 

En 2018, les Parisiens de moins de 15 ans sont seulement 5 % à fumer, selon la dernière étude de « Paris sans tabac » (voir Lmdt du 14 juin 2017). C’est plus de deux fois moins de fumeurs quotidiens chez les élèves parisiens de 14 à 16 ans, en cinq ans.

De 2013 à 2018, le taux de fumeurs est passé de 4 à 1 % chez les 14 ans, de 11 à 4 % à 15 ans et de 18 à 8 % à 16 ans.

•• « À ce rythme, les fumeurs, les bureaux de tabac et les terrasses enfumées ne seront bientôt qu’un lointain souvenir. L’évolution actuelle rend très optimiste sur l’extinction du tabagisme. La France va très certainement aboutir à une génération de non-fumeurs avant 2034 », n’a pas manqué de commenter le pneumologue Bertrand Dautzenberg, président de « Paris sans tabac ».

•• Autre enseignement de l’enquête, la classe de quatrième (14-15 ans) apparaît comme un moment clé.

En 2018, le taux de fumeurs quotidiens passe de 0,78 % chez les 12-13 ans à 13% chez les 16-17 ans. « La consommation de tabac chez les jeunes Parisiens de cet âge est multipliée par plus de dix en un an. C’est ce temps très court que doivent désormais viser les politiques de prévention, en inculquant à ces adolescents que fumer n’est pas cool, mais ringard », insiste Bertrand Dautzenberg.

•• Paris un cas particulier dans le paysage tabagique français ? « On observe un effet de ciseaux », analyse le pneumologue, « les CSP+ ont été les premiers à fumer, car à l’époque, la cigarette était synonyme de raffinement et de richesse. Aujourd’hui, les CSP+ sont les premiers à arrêter de consommer du tabac ».