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12 Jan 2020 | Observatoire
 

Une méta-analyse américaine aboutit à la conclusion selon laquelle la tristesse, plus que toute autre émotion négative, augmente l’envie de fumer et le risque de rechute.

Publiée dans la revue Proceedings of the National Academy Sciences, des chercheurs de l’université d’Harvard ont, en effet, exploré quatre études déjà consacrées au sujet afin de déterminer si certaines émotions négatives telles que le stress, la contrariété, la colère ou la tristesse pouvaient amplifier la dépendance au tabac.

•• Les recherches ont été effectuées à partir de données issues d’une enquête nationale menée auprès de plus de 10 000 personnes sur une période de 20 ans et comprenaient, notamment, des tests de laboratoire examinant les réactions des fumeurs aux émotions négatives, à travers des expériences écrites et vidéos.

Les quatre recherches analysées arrivent toutes à la même conclusion : la tristesse, plus que toute autre émotion négative, augmente l’envie de fumer ainsi que le risque de rechute … une ou deux décennies plus tard.

•• Jennifer Lerner – co-fondatrice du Harvard Decision Science Laboratory et co-autrice de l’étude – estime que les données décrites dans cette recherche pourraient avoir des répercussions utiles sur les politiques de prévention. Les campagnes de sensibilisation anti-tabac actuelles pourraient, par exemple, être repensées afin d’éviter les images qui provoquent de la tristesse et augmentent ainsi involontairement l’envie de fumer chez les consommateurs de cigarette, suggère la chercheuse.

On aura une pensée pour le paquet neutre …