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29 Oct 2019 | E-cigarette, International
 

Le leader américain des e-cigarettes, Juul Labs, a annoncé, ce lundi 28 octobre, qu’il allait supprimer des emplois dans le cadre d’un plan de restructuration, ceci dans un contexte de durcissement à venir de la réglementation américaine sur le vapotage, annonce une dépêche AFP.

La société, basée à San Francisco (Californie), se développait rapidement avant que les autorités ne s’alarment des dangers potentiels sur la santé des utilisateurs de ses cigarettes électroniques, en particulier chez les mineurs.

Juul aurait terminé l’année dernière avec environ 1 500 employés et aurait embauché en moyenne 300 personnes par mois cette année.

•• « Afin de redimensionner l’entreprise, la main-d’œuvre sera réduite entre maintenant et la fin de l’année » a indiqué à l’AFP un porte-parole de Juul sans toutefois préciser le nombre d’emplois concernés.

Selon le Wall Street Journal, la direction envisage la suppression d’environ 500 emplois.

•• « Cette réorganisation aidera Juul Labs à se concentrer sur la réduction des utilisateurs mineurs, sur l’investissement dans la recherche scientifique et la création de nouvelles technologies, tout en obtenant une licence pour opérer aux États-Unis et à travers le monde », a indiqué K.C Crosthwaite, PDG de Juul, dans un communiqué.

Les licenciements seraient répartis entre les départements, mais les recrutements se poursuivraient pour certains postes, selon Juul.

•• Le 17 octobre, Juul Labs avait annoncé la suspension des ventes de recharges aromatisées non-mentholées aux États-Unis, alors que le gouvernement de Donald Trump en prépare l’interdiction nationale (voir Lmdt des 18 et 11 octobre). Un bras de fer se déroule en ce moment aux États-Unis sur les cigarettes électroniques, apparues il y a environ dix ans et devenues ces dernières années très prisées des jeunes, selon de multiples enquêtes, reprend encore l’AFP.

L’industrie défend le rôle des vapoteuses comme une alternative plus saine que la cigarette pour aider les gens à arrêter de fumer. Mais les législateurs à travers le pays, et à l’étranger, sont tentés ou ont déjà adopté une interdiction totale ou partielle afin de protéger la jeunesse.

•• Ces débats se produisent alors qu’une mystérieuse épidémie de maladies pulmonaires sévères liées au vapotage se développe (voir Lmdt de ce jour).

Dans 78 % des cas, les malades avaient vapoté des recharges au THC, l’agent psychoactif du cannabis, souvent achetées à des dealers et fabriquées en dehors de tout cadre réglementaire.