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26 Jan 2018 | Trafic
 

On avait déjà évoqué les pratiques merchandising des dealers à Marseille ou Toulouse, consistant à fidéliser leurs clients en primes « paquets de cigarettes » (voir Lmdt des 21 octobre et 23 mai 2015).

En plein débat sur l’efficacité d’une amende pour les consommateurs de cannabis (voir Lmdt des 25, 23 et 21 janvier), un policier, qui a officié dans le quartier du Mirail à Toulouse, a témoigné, le 22 janvier dans « Bureau de vote », sur RMC, sur la façon dont  les dealers organisaient des « promotions ».

« Les dealers sont à côté de l’université, il y a des guetteurs partout, en plein jour. Ils distribuent la drogue dans des sachets avec des codes couleurs et un super design. Il y a un hashtag dédié, l’adresse Internet, avec un plan de métro et de la cité pour que les consommateurs puissent se rendre aux points de vente.

« À tant de sachets achetés, on vous offre un sachet gratuit ; si vous ramenez les sachets usagés on vous offre un paquet de cigarette… c’est du vrai marketing. Les dealers ont fait une école de commerce apparemment …

« En haut lieu on nous a dit qu’on ne taperait pas les dealers pendant l’été, qu’on le ferait après … Rien. Sauf qu’en quatre mois, ils ont fait 500 000 euros. Tout ça arrose le banditisme et le terrorisme. Et quand on arrête les gens, ils ressortent aussitôt. Et ils n’ont plus peur d’aller en prison. Et quand on arrête un gros responsable, il est remplacé dans l’heure.

« Ce qu’il faut faire, c’est qu’on applique la loi très durement pour ces gens-là, mais aussi une grosse amende pour les consommateurs. Les consommateurs qu’on arrête, ils ont juste une convocation judiciaire à se présenter à un organisme… mais ils n’y vont jamais, ils s’en foutent ».