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2 Jan 2013 | International
 

Le 2 janvier 2011, l’Espagne généralisait « aux lieux de restauration et de loisir » l’interdiction de fumer dans les lieux publics fermés. L’observatoire pour la prévention du tabagisme (créé en novembre dernier) en présente un bilan positif, annonçant un taux de respect de la loi qui oscillerait de 95 à 99% (on ne sait en fonction de quels critères …) et une forte baisse annoncée du nombre de fumeurs (pas moins d’un million).

Selon le président du Comité de prévention du tabagisme, la loi de 2011, a généré « de façon collatérale », toute une série d’impacts positifs : baisse de la contamination dans les établissements, dénormalisation de la consommation du tabac, diminution significative des asthmes infantiles ou des infarctus du myocarde et surtout, une diminution de 15,9% de la vente de cigarettes. Ce qui lui fait dire « ou on fume moins, ou moins de gens fument ».

Ce genre de discours optimiste – mais de portée réduite dans l’opinion publique espagnole – pourrait porter à sourire dans un pays frappé de plein fouet par la crise, où la politique de coupures budgétaires (« los recortes ») est incapable de financer la moindre étude publique sérieuse.

Là-bas, le marché officiel a été, en 2012, en chute réelle de 15 à 22%, en fonction des régions et des mois (avec un bond en avant spectaculaire du tabac à rouler et des cigarillos). Et tout connaisseur du pays note que l’on fume encore beaucoup aux terrasses, dans la rue et, même, en fin de soirée, dans des établissements. C’est le marché parallèle qui se développe significativement, d’autant que de nouvelles augmentations s’annoncent (voir Lemondedutabac du 29 décembre).