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13 Août 2019 | Profession
 

Dans la série « répliques » entre médias sur le thème des difficultés des commerces de proximité en zones rurales (voir Lmdt des 12 et 9 août), voilà qu’apparait un sujet de France Bleu Indre-et-Loire qui se concentre sur le cas de deux fermetures de buralistes dans le département (où six ont dû fermer en zone rurale, l’année dernière).  

À Le Liège (360 habitants, à 20 kilomètres de Loches), le commerce a été liquidé. Mais à Cussay (540 habitants, à une trentaine de kilomètres de Tours), c’est le nouveau propriétaire du bar-tabac restaurant qui a décidé de ne plus poursuivre l’activité tabac.

•• « Dans un petit village comme Cussay, la demande n’est pas assez importante » explique le nouveau patron, Mickaël Aram, « je ne me voyais pas avancer tous les mois 2 à 3 000 euros pour refaire mes stocks. Je préfère mettre cet argent dans mon bar-restaurant ou pour organiser des soirées ».

Les fumeurs vont désormais acheter leurs cigarettes à Ligueil, à trois petits kilomètres.

•• Quant au maire, il regrette beaucoup plus l’abandon du projet d’une épicerie multi-services que la fin du tabac dans son village. Même s’il y voit un nouveau signe inquiétant pour la vie des petites communes. « (…) c’est un service de moins dans le village. Petit à petit, on grignote ce qu’on peut offrir aux gens de la commune et effectivement, c’est pas bon signe ».

•• Mathieu Meunier, le président des buralistes d’Indre-et-Loire, rappelle : « en zone rurale, plus que jamais, la diversification est indispensable pour rester en vie. Il ne faut pas oublier, non plus, que la Douane (administration de tutelle des buralistes) nous octroie une Prime annuelle de Diversification d’Activités de 2 500 euros » indique-t-il (voir Lmdt des 2 juillet et 2 février 2018 ainsi que du 10 août 2017). Un dispositif unique au réseau des buralistes.

Aujourd’hui, le département compte 260 buralistes.