Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
26 Juin 2018 | Profession
 

Ce mardi 26 juin, Agen a constitué la nouvelle étape des « Journées de la transformation #buralistes2021 » (voir Lmdt des 14, 8 et 6 juin).

Au programme : des rencontres avec des élus, visite de plusieurs commerces (le bar-tabac Maryland de Foulayronnes, le Churchill’s à Lafox, par exemple) et une réunion de buralistes en fin d’après-midi. Et aussi : une interview de Philippe Coy dans Le Petit Bleu d’Agen. Extraits :

•• « Nous avons bataillé contre ces hausses (de prix) qui mettent les buralistes en danger. Mais maintenant, nous devons faire avec … Nous avons trois ans devant nous pour nous adapter … Nous serons toujours fiers de notre carotte rouge au-dessus de nos commerces. Mais nous devons bouger, face à la hausse du prix tabac et au marché parallèle. Dans le Grand Sud-Ouest, on estime que le marché noir représente 25 % de la consommation de tabac ».

•• « Nous devons nous adapter aux nouvelles attentes des consommateurs, et être encore plus contemporains. Je parle là de l’aspect de nos commerces, qui ne sont pas toujours les plus sexy de la rue marchande… Mais au-delà, nous devons mettre le consommateur au cœur de notre réflexion. Nous devons ainsi répondre à ses attentes dans le domaine du vapotage (…) Et une nouvelle offre se profile, avec le tabac chauffé.

•• « Autre piste, une ouverture plus large de la néo-banque Nickel. Nous avons déjà 4 000 points agréés, et 950 000 comptes ouverts en quatre ans (…) Nous devons aussi répondre au développement du e-commerce. Vous achetez sur Internet, et nous sommes là pour que vous récupériez votre colis ! 

•• Et puis il y a bien sûr le jeu, qui est le deuxième secteur économique de nos entreprises après le tabac, et suite à un accord-cadre signé avec la Française des Jeux, notre rémunération va être améliorée.

J’ai déjeuné récemment avec le nouveau directeur général du PMU, et nous comptons là aussi revoir notre rémunération. Demain, ce sera du tabac, du jeu et beaucoup de service. 

En 2021, le buraliste sera le drugstore des Français, une sorte de couteau suisse du commerce de proximité.

•• « Les élus politiques connaissent peu notre réseau, et nous avons des messages à leur faire passer. Notamment que nous sommes des acteurs incontournables du lien social, le relais de la puissance publique sur des territoires parfois isolés (…) Nous sommes au cœur de la bataille du commerce de proximité (…) Mais nous devons nous poser les bonnes questions pour rebondir, comme l’ont fait en leur temps les pharmaciens. C’est à nous de muter, et de devenir comme eux des espaces de convivialité. »