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1 Fév 2018 | E-cigarette
 

Suite à la publication de nouvelles études contradictoires sur le vapotage (voir Lmdt du 31 janvier), la Fédération interprofessionnelle de la Vape (Fivape) vient de réagir vigoureusement.

Nous publions l’intégralité de son communiqué. 

« Une myriade d’articles alarmistes est parue ces derniers jours dans la presse sur les prétendus effets délétères des produits du vapotage sur la santé humaine, se faisant l’écho d’une étude américaine dont les pré-conclusions ont été publiées lundi. La Fivape, Fédération Interprofessionnelle de la vape, souhaite exprimer son intense « ras-le-bol » face à un traitement journalistique systématiquement à charge, ne laissant aucune chance à cette innovation de rupture qui participe pourtant à la réduction des risques en matière de santé publique, pour peu que les fumeurs ne soient pas dissuadés d’abandonner leur cigarette traditionnelle.

« La Fivape réfute l’interprétation souvent maladroite de ces études, tout comme elle condamne les hypothèses retenues pour leur réalisation par rapport aux conditions réelles d’utilisation de la vape et des e-liquides.

•• « Mais le « ras-le-bol » ne s’arrête pas là : lorsque les conclusions d’une étude sont positives, soit elles ne sont tout simplement pas relayées (ou très peu), soit ces conclusions sont déformées pour titrer dans le seul but d’alarmer. Et lorsque les conclusions sont négatives, rares sont les journalistes qui prennent la peine de se demander si l’étude est fiable, en sollicitant scientifiques et professionnels. Bizarrement, la grande majorité des médias publie invariablement une information fausse et sensationnaliste, pour le plus grand bonheur de l’industrie du tabac et/ou de l’industrie pharmaceutique.

•• « Ainsi en est-il de l’étude de cette fin janvier où la conclusion intéressante, qu’il aurait été judicieux de retenir, est la suivante : « contrairement aux cigarettes de tabac qui contiennent des nitrosamines et de nombreuses molécules cancérigènes résultant de la combustion, la cigarette électronique contient de la nicotine et des solvants organiques relativement sans danger. Des études récentes montrent que des « fumeurs » de cigarette électronique, de manière similaire aux NRT (nicotine replacement therapy), ont 97% de NNAL (nitrosamines cancérigènes pour les poumons) en moins que les fumeurs ». Autrement dit, les aérosols de cigarette électronique sont 97 % moins nocifs que la fumée du tabac en ce qui concerne les molécules ciblées par l’étude !

•• « Les questions à se poser sont pourtant simples et ne demandent pas forcément de connaissances scientifiques : d’où provient l’étude, quelle est sa conclusion, et qui a bien pu la « commander » ? Le vapotage « réduit » la population cible des majors du tabac dont les moyens d’influence de l’opinion publique par le biais d’exercices pseudo-scientifiques sont autrement plus colossaux que ceux de nos professionnels. À un mois de l’augmentation d’1 euro du prix du paquet de cigarettes en France, cette coïncidence de calendrier peut paraître étrange.

•• « Nous ne cesserons jamais de le dire, et de le redire : il est mieux d’inhaler de l’air pur plutôt qu’une quelconque substance. Mais la vie en va autrement et 15 millions de français et leurs proches inhalent chaque jour de la fumée mortelle de cigarette. La vape est une solution de réduction des risques, une réponse pragmatique à un problème extrêmement grave de santé publique.

« Notre analyse ainsi que les réactions de personnalités scientifiques face à cette nouvelle publication sont consultables en annexe. Nous souhaitons que l’intérêt général puisse à l’avenir se retrouver au cœur des traitements journalistiques sur la vape. Le tabac est la première cause de décès évitable dans notre pays et tue 78 000 personnes chaque année. Les produits du vapotage sont une solution de réduction des risques porteuse d’espoir. Les professionnels de santé en sachant plus sur le sujet la conseillent systématiquement. »