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14 Mar 2019 | Trafic
 

Ce mardi 12 mars, la direction régionale de la Douane Rhône-Alpes a présenté son bilan d’activité de l’année 2018. Avec des détails instructifs.

Concernant le tabac de contrebande, 8,7 tonnes ont été saisies en 2018, soit une augmentation de 11,5 % par rapport à 2017 ; ceci, au cours de 1 285 constatations (+ 20 %). La majorité des saisies ayant été effectuées à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry (5,2 tonnes), ce qui équivaut à plusieurs dizaines de cartouches chaque jour.

•• Ces prises concernent autant les cartouches de cigarettes, le tabac à rouler ou encore le tabac à chicha, amenant à des découvertes plus importantes encore. Comme à Saint-Étienne (voir Lmdt du 27 juin 2018). La direction régionale a évoqué des « réseaux structurés avec des marchandises venues d’endroits où le tabac ne coûte pas cher, comme au Maghreb ou en Asie centrale ».

•• Les ventes à la sauvette – comme Place Gabriel Péri dans le 7e arrondissement de Lyon – apparaissent aussi dans ces statistiques mais « ce n’est pas l’essentiel du trafic qui est ici », selon David Cugnetti, adjoint au directeur régional de la Douane.

Il assure cependant « prendre au sérieux les renseignements » mais explique que de nombreuses ventes se réalisent, en fait, de manière « occulte », notamment dans des établissements de nuit qui vendent sous le comptoir des paquets. Ainsi, « 5 ou 6 établissements ont été fermés l’année dernière à   Lyon » pour revente illégale de tabac.

•• Pour Anne Cornet (photo), directrice interrégionale de Lyon, le but des missions des douaniers est « d’identifier les filières, pour savoir où placer les services. Il faut être présent en amont pour éviter que les produits arrivent sur le terrain et s’installent. Il faut en effet apporter la réponse adaptée ».

•• Présente également à la réunion, Joëlle Ferré, présidente de la chambre syndicale des buralistes du Rhône, a estimé que l’augmentation du prix du paquet « pousse le comportement individuel à aller chercher des cigarettes illégales ».

Selon ses propres chiffres, « des enquêtes menées sur des paquets ramassés ont montré que 30 % étaient issus d’un trafic illégal ».