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22 Déc 2018 | Profession
 

À la une du Sud-Ouest Eco (publié sur le site le 20 décembre), un grand entretien de Philippe Coy. Extraits.

•• Objectif ?  « D’abord permettre à celles et ceux qui veulent sortir de la mono-activité et qui souhaitent que la carotte de nos devantures ne signifie plus seulement « Tabac » … de le faire dans les meilleures conditions possibles ».

•• Comment  ? « Quand je suis arrivé à la présidence de la Confédération, je connaissais le programme du candidat Emmanuel Macron. Je savais que le paquet à 10 euros était prévu. J’ai considéré qu’il fallait que ce soit une opportunité, un défi à relever : celui de se transformer

Ce réseau a certes des difficultés liées au tabac. On peut en discuter des heures, parler du marché parallèle … On ne doit pas ignorer les problèmes, mais il ne faut pas se focaliser dessus non plus. »

•• L’avenir du buraliste, c’est la vape ? « Non, pas seulement. Il passe aussi par la transformation, en véritables entrepreneurs, des 24 500 commerçants de notre réseau. Ils ont la possibilité de repenser leur activité en fonction des attentes du client. Le linéaire du buraliste demain ne doit pas être composé que de tabac. Ne soyons pas fermés aux événements sociétaux comme la vape, le tabac chauffé, voire le cannabis et bien d’autres produits et services ».

•• Se transformer oui, mais avec quel argent ? « Celui du fonds de transformation de 80 millions d’euros sur quatre ans, négocié avec le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin.

« Il permet à chaque buraliste engagé dans une opération de renouvellement de son commerce, de développement de son offre hors tabac, de bénéficier au maximum de 33 000 euros d’aide et de se faire financer jusqu’à 30 % de l’investissement …

« Grâce à la diversité de notre maillage, les buralistes peuvent devenir des acteurs du développement du territoire, notamment rural.

« Ce fonds de transformation doit permettre de réaliser nos deux priorités : vivre de notre activité et assurer une continuité de services. De plus en plus souvent et dans beaucoup d’endroits, le buraliste sera un acteur du commerce de proximité et du service au public. »