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10 Mar 2018 | Trafic
 

Suite au démantèlement d’un important réseau de trafic de cigarettes opérant sur Lyon via les réseaux sociaux (voir Lmdt du 9 mars) Philip Morris France SAS a publié un communiqué que nous reprenons ci-joint. 

Le 6 mars dernier, les agents de la Brigade de Recherche de la Gendarmerie et du Service Nationale de la Douane Judiciaire (SNDJ) de Lyon, mobilisés par le Parquet, ont démantelé un important trafic de cigarettes de contrefaçon impliquant plusieurs individus. Leurs investigations ont conduit à la saisie dans la banlieue lyonnaise de 2,4 tonnes de cigarettes contrefaites (l’équivalent de plus de 120 000 paquets) et d’une somme de 75 000 euros en espèces.

Philip Morris International est un acteur engagé de longue date dans la lutte contre le commerce illicite de produits du tabac. C’est ainsi que dès 2016, Philip Morris France SAS a diligenté une étude réalisée par un cabinet spécialiste du monde digital. Cette dernière a mis en lumière l’ampleur de l’utilisation de profils et de groupes présents sur les réseaux sociaux proposant à la vente des cigarettes de contrebande et de contrefaçon. Cette nouvelle forme de trafic particulièrement présente dans l’agglomération lyonnaise. Cela a conduit Philip Morris France à déposer une plainte contre X auprès du Parquet de Lyon en mars 2016.

•• « Aujourd’hui, nous tenons à féliciter les services enquêteurs, et l’ensemble des autorités qui ont traité ce dossier, pour leur détermination à mettre hors d’état de nuire un réseau de trafiquants particulièrement structuré » précise Amancio Sampaio, Président de Philip Morris France SAS. Il ajoute que « cette affaire démontre la capacité des trafiquants à détourner des moyens de communication légaux, comme les réseaux sociaux, pour vendre de manière illicite des produits du tabac ». Il convient, en effet, de rappeler que la vente et l’achat des produits du tabac via internet sont interdits par la loi française.

Le communiqué des Douanes du 8 mars indique que ce trafic, qui durait depuis plusieurs années, aurait généré un chiffre d’affaires « pouvant atteindre 200 000 euros par mois » et qu’« à la suite des nouveaux prix des produits du tabac entrés en vigueur jeudi 1er mars 2018, les organisateurs du trafic avaient prévu de répercuter cette augmentation à hauteur de 2 à 4 euros par cartouche de cigarettes ».

Amancio Sampaio souligne : « l’objectif affiché du Gouvernement de parvenir à un paquet à 10 euros en 2020 peut conduire mécaniquement à développer l’attractivité des cigarettes de contrebande et de contrefaçon et accroitre les revenus des trafiquants. Dans ce contexte, je salue la déclaration du Gouvernement d’agir contre le fléau du marché parallèle, car les pouvoirs publics doivent continuer à intensifier la lutte contre toutes les formes de commerce illicite de produits du tabac ».

•• Philip Morris France continue de se tenir à la disposition des autorités publiques pour partager son expertise en matière de lutte contre le commerce illicite de produits du tabac.

L’entreprise rappelle que le marché parallèle estimé (cigarettes achetées en dehors du réseau officiel des buralistes) atteint en 2016 le niveau record de 27,1 % en France soit plus de 800 millions de paquets de cigarettes (source : KPMG rapport SUN 2016). Les implications économiques, sociales et sécuritaires du commerce illicite de produits du tabac sont énormes : perte de recettes fiscales pour les Gouvernements, diminution de l’efficacité des politiques en matière de santé publique, menace pour la sécurité publique en créant une source majeure de revenus illégaux pour le crime organisé et impact majeur pour la pérennité de toute la filière légale des produits du tabac.