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19 Déc 2016 | Trafic
 

Le couple accusé de diriger un gros réseau de trafic de cigarettes entre l’Andorre et Toulouse – démantelé ce jeudi 15 décembre (voir Lmdt du 17 décembre) – dort en prison. Il aurait importé 1 000 cartouches par semaine depuis plusieurs mois et vendu bien au-delà du marché Toulousain.

• Après des mois d’investigation, les hommes du Service national de la Douane judiciaire (SNDJ) – appuyés par une quarantaine de policiers de la sûreté départementale – ont, d’abord, intercepté très tôt dans la matinée du jeudi 8 décembre huit passeurs, dont six arrêtés dans une voiture sans sièges passagers.

Ils arrivaient d’Andorre, les vêtements encore trempés par leurs parcours à pied dans la neige. « Trois heures de marche de nuit pour éviter le poste frontière. Un travail de forçat pour 50 euros », glisse une source proche du dossier.

Les « petites mains » arrêtées, douaniers et policiers ont attendu le chef du réseau, puis effectué une descente chez sa compagne. Ce couple se trouvait sous surveillance depuis plusieurs semaines. Une femme, très connue des douanes et spécialisée dans les ventes discrètes, a aussi été arrêtée.

• Le trio a été présenté au parquet de Toulouse samedi.

La deuxième femme se trouve désormais libre mais sous contrôle judiciaire après sa mise en examen.

Le couple est toujours en prison, mis en examen pour « contrebande de produits fortement taxés en bande organisée » et « blanchiment en bande organisée ». L’association de malfaiteurs a également été visée par le parquet qui suit ce dossier de très près.

• L’instruction va devoir identifier les flux financiers. Si le flagrant délit a permis la saisie de 500 cartouches de cigarettes, cinq voitures et d’argent liquide, l’enquête du SNDJ de Toulouse et Perpignan porte sur la période de janvier 2015 au 15 décembre 2016. Sur ces 24 mois, le bénéfice pour les organisateurs dépasserait les 600 000 euros, selon une source proche du dossier.

Les cigarettes, elles ne se vendaient pas uniquement sur les marchés du Mirail ou à Arnaud-Bernard. Fin novembre, sur l’A 20 les gendarmes ont intercepté un banlieusard parisien, avec 200 cartouches dans sa voiture. Les douaniers ont mené des investigations et découvert dans le GPS du suspect l’adresse de son fournisseur à Toulouse, la même que celle du boss présumé du trafic démantelé la semaine dernière.