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28 Avr 2021 | Profession
 

Alors qu’une réouverture partielle des bars et restaurants est évoquée pour mi-mai, voilà que la ville de Paris a décidé de se doter d’un nouveau règlement des étalages et des terrasses en juillet.

Avec, à la clé, la fin de la gratuité des terrasses éphémères qui avaient fleuri sur les places de stationnement à la fin du premier confinement.

Il y a un an, la Mairie de Paris avait délivré 9 800 autorisations (sur 15 247 demandes) mobilisant quelque 9 000 places de stationnement (sur un total de 146 000). Mais avec l’envolée de la dette Covid, la mairie de Paris souhaite restaurer le droit de terrasses qui avait été levé et envisage très sérieusement de rendre payante les extensions éphémères qui étaient gratuites, explique Le Parisien.

•• Une décision que rejette d’ores et déjà l’Umih : « nous demandons le prolongement de la gratuité des terrasses jusqu’à la fin de l’année car le secteur est encore trop fragile. Nous avons bon espoir d’obtenir gain de cause » assure Franck Delvau, président de l’Umih Paris-Ile-de-France.

•• En attendant de trouver un terrain d’entente, la concertation avec les professionnels et les collectifs de riverains – en vue d’élaborer le nouveau règlement des étalages et des terrasses – a débuté la semaine dernière et des réunions vont se poursuivre jusqu’à début mai.

« Les parties prenantes participeront à des ateliers sur l’esthétique, l’accessibilité, la sécurité, la propreté et les nuisances. Les maires d’arrondissement seront également associés à la réflexion », explique Olivia Polski, l’adjointe chargé du commerce dans l’équipe d’Anne Hidalgo.

« Il faut aider ce secteur clé de l’économie parisienne à redémarrer et les accompagner. Mais les débordements seront sanctionnés » prévient-elle. Le montant des amendes pourrait atteindre 500 euros (contre 65 ou 135 euros, selon l’infraction commise, auparavant).

•• La mairie souhaite aussi uniformiser, du moins « mieux encadrer » les terrasses, en interdisant notamment l’usage de palettes inesthétiques. Et pour éviter les amas de mégots, des cendriers sur pied pourraient être rendus obligatoires. Les horaires d’ouverture des terrasses éphémères pourraient aussi évoluer.