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27 Juin 2020 | Profession
 

Épisode numéro 38 de la revue de presse des témoignages de buralistes à travers les régions (voir 26 et 24 juin).

•• « On a eu l’avant et l’après ». Comme Patrick Falewée (président de la fédération des buralistes du Nord et vice-président de la Confédération), les buralistes se souviendront longtemps de ces trois mois : de la fermeture des frontières, au 15 mars, à leur réouverture le 15 juin.

« Dès le lendemain ou le surlendemain, on a vu revenir sur nos points de vente des clients qu’on n’avait pas eus depuis des mois, voire des années ! » rappelle Patrick Falewee, « certains collègues ont vu multiplier par 4, voire par 7, le nombre de leurs clients. »

Ça, c’était jusqu’à la réouverture progressive des frontières. « Nous, ça a été le 15. En Belgique, il y avait des pointes de vente … je devrais plutôt dire des « grossistes du tabac », qui ont ouvert très tôt, en pleine nuit, et les premiers clients attendaient sur le parking avant l’ouverture ». Pas seulement pour leur « consommation personnelle », mais aussi pour le revendre derrière et « faire du business », soupçonne-t-il.

Depuis, « on revient sur terre, ça nous fait tout drôle » raconte Patrick Falewée.  « On ne peut pas l’empêcher, on comprend la conjoncture économique » mais il insiste sur les pertes que la recherche du tabac moins cher provoque. Le patron des buralistes du Nord attend l’évaluation de ce manque à gagner fiscal.

Et il souhaite qu’à terme, les autorités décident de diviser par quatre le volume transportable à la frontière. Sans parler de la question du prix du tabac, aujourd’hui fixé à 10 euros : « ça ne réduit pas le nombre de fumeurs, ça les déplace vers les marchés parallèles » assure-t-il (France 3 Hauts-de-France).

•• Sur les neuf tabac-presse de Tours Nord, seuls quatre sont restés ouverts pendant le confinement. Celui des Tourettes en fait partie : « on est ouvert 82 heures par semaine, même hors crise. Alors pour nous, ça n’a rien changé ». Le commerce, qui bénéficie d’un axe passant, a vu une clientèle arriver d’autres quartiers : « pour un commerçant, le nerf de la guerre, c’est le parking. J’étais heureux avec mes quinze places libres en permanence ».

« Dès 6 h 30 le matin, la file d’attente commençait, pour atteindre un pic en début d’après-midi de quinze à vingt personnes. On a constaté une explosion des ventes de presse. On sentait les gens inquiets, nerveux, plus ou moins agressifs ; il était temps que ça déconfine ! Heureusement que ceux qui travaillent dans le médical et à la maison de retraite toute proche nous remerciaient d’être ouverts. Eux savaient ressentir l’effort ! »

Finalement, le confinement n’a eu qu’un impact modéré sur le buraliste, aux commandes du tabac-presse des Tourettes depuis deux ans et demi « On a gardé une petite partie de notre nouvelle clientèle. Pourvu que ça dure. On positive ! » conclut le buraliste.

 « Pendant le confinement, on a redécouvert notre activité, en réorganisant notre mode de fonctionnement avec une nouvelle amplitude horaire. Nous étions un commerce de première nécessité » reconnaissent les patrons d’un bar-tabac à Tours.

« On a été agréablement surpris par notre clientèle, qui a apprécié autrement notre commerce de quartier, car il a assuré un véritable lien social. Les gens avaient besoin de parler et de lire, d’acheter des jeux, des magazines … Ils ont pu également emporter du café. On a effectué des livraisons chez des personnes âgées. On a maintenu le bateau à flot avec un rythme soutenu » (La Nouvelle République).

•• À l’heure du déconfinement, un ancien responsable d’exploitation de cinéma prend les rênes du « couteau-suisse » d’Art-sur-Meurthe (1 300 habitants, près de Nancy). Ce bar-tabac fait aussi épicerie, boulangerie et bureau de poste. La municipalité, propriétaire des lieux, s’est chargée de donner un coup de neuf aux locaux et lui a investi 10 000 euros.

« Même si on est tout proche de Nancy ou Tomblaine, on a besoin de services dans notre village. On s’est rendu compte, pendant le confinement, que cela manquait beaucoup à Art-sur-Meurthe. Tout le monde n’avait pas forcément de voiture pour aller chercher son pain, comme les personnes âgées. Ce qui manquait aussi c’était le côté convivial, pour se retrouver tous les habitants du même village dans un même endroit » (France Bleu Meurthe-et-Moselle).

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