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14 Juin 2020 | Profession
 

Épisode 30 de la revue de presse des témoignages de buralistes à travers les régions (voir 13 et 11 juin).

•• « Je reprends enfin mon activité et je retrouve mes fidèles clients, mais je reconnais que cela a été très dur, j’en ai pleuré ! » confie le patron d’un bar-tabac-restaurant à Champdeniers-Saint-Denis (23 kilomètres de Niort, 1 600 habitants).

« Cette période d’arrêt a été très compliquée même si j’ai conservé l’ouverture de mon débit de tabac. J’ai dû mettre mon salarié permanent au chômage partiel. J’ai pu, malgré tout, bénéficier de l’aide de l’État pour les mois de mars et avril, ainsi qu’un Prêt garanti par l’État ».

Concernant les contraintes sanitaires, « j’étais très inquiet notamment avec la clause de la surface de 4 mètres carrés par personne (abandonnée sur intervention des professionnels / ndlr)

« J’ai réorganisé l’ensemble de mon service avec respect d’un mètre entre chaque chaise en terrasse et à l’intérieur. Ces mesures entraînent la perte de 50 % de ma capacité en couverts qui est habituellement de 50. On peut néanmoins accepter des groupes de dix personnes par table. »

« Je suis très heureux de retrouver mes clients. Mais aujourd’hui nous sommes dans l’inconnu. La suppression des charges fiscales et sociales serait une bonne chose, mais là aussi c’est le flou. Néanmoins, restons optimistes et je garde espoir en l’avenir  » (Ouest France).

•• Depuis le 2 juin, un buraliste de Chatou (près de Saint-Germain-en-Laye) se bat pour rouvrir sa terrasse avec quelques tables et chaises.

Depuis sa création, pourtant en 2008, il avait toujours pu installer sa terrasse extérieure mais l’assemblée générale de copropriété qui gère l’espace sur le trottoir n’a pas renouvelé l’autorisation d’occupation partielle du trottoir.

Le buraliste a alors condamné une porte pour limiter la présence de ses clients devant la loge du gardien de la copropriété et a même fait faire un plan par un architecte pour pouvoir accueillir sa clientèle tout en respectant la distanciation sociale. Rien n’y fait.

L’assemblée générale qui devait se réunir le 13 mai est reportée au 21 septembre. Le syndic, bien conscient que la situation économique de l’établissement est fragile, réfléchit … Mais il n’a pas le pouvoir décisionnaire. La mairie de Chatou a, cependant, accepté qu’il mette des tables autour d’une fontaine toute proche.

Le buraliste attend le 22 juin et la possibilité, en région Île-de-France, de pouvoir rouvrir son espace intérieur à la clientèle. Mais pendant ce temps, les pertes financières s’accumulent. (actu78).