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2 Juin 2020 | Profession
 

Épisode numéro 20 de notre revue de presse des témoignages de buralistes à travers les régions (voir 1er juin et 31 mai).

•• À Achicourt (7 600 habitants, près d’Arras), le patron d’un bar-tabac-presse s’inquiète plus de la discipline de la clientèle que des aménagements à mettre en place à l’ouverture de ce mardi. « Nous avons la chance d’avoir un espace important de 300 mètres carrés qui permettra aux clients de ne pas s’attrouper et de respecter le protocole » précise le buraliste.

Durant le confinement il a dû mettre cinq de ses six salariés au chômage partiel. L’activité presse et tabac journal a fonctionné : « cela aura permis au moins à l’État de calculer le véritable volume des ventes et le nombre de fumeurs qui se fournissent à l’étranger. Chez moi, le volume des ventes de tabac a bondi de 60 % ! ». (La Voix du Nord)

•• « J’ai rouvert depuis deux semaines seulement » annonce une buraliste à Lanester (22 700 habitants, près de Lorient). « J’ai attrapé le Covid-19. J’ai donc dû cesser toute activité mais j’ai repris le tabac et la presse ainsi que la vente à emporter. » Guérie à présent, elle avait hâte de reprendre et attend avec impatience ses clients ce 2 juin.

Dans son établissement, elle a installé du ruban adhésif sur le comptoir et au sol pour délimiter les distances à respecter : « nous aurons une personne par table. »

Le bar possède également un jardin où les clients pourront s’installer : « j’ai la chance d’avoir un grand jardin avec des jeux de boules. Nous allons installer des tables sur les jeux avec les mêmes contraintes de distanciation puisque pour le moment, ils ne peuvent pas servir. Nous essayons de faire le mieux possible. »

Et pour les masques ? « Normalement, les clients doivent porter un masque lorsqu’ils circulent dans le bar. Ils pourront l’enlever lorsqu’ils seront assis » souligne la buraliste. « Mais s’ils n’ont pas de masque et ne veulent pas en mettre, comment doit-on réagir ? » (Ouest France).

•• Son masque sanitaire n’est pas parvenu à dissimuler l’émotion d’une buraliste qui a vendu son établissement de Sérent (3 000 habitants, 30 kilomètres de Vannes). Elle a décidé de tourner définitivement la page après avoir tenu pendant 28 ans ce tabac/presse qui a contribué au développement du commerce local. Tabac, presse, jeux à gratter, cadeaux, papeterie, clés, articles de pêche … son commerce était vite devenu un lieu de passage incontournable.

Le confinement a retardé de quelques semaines le passage de témoins. Pour le reste, les clients sont toujours au rendez-vous.

Les nouveaux patrons élaborent des projets pour les satisfaire encore un peu plus. Les idées ne manquent pas, notamment autour de la vitrine qui pourrait permettre de valoriser certains temps forts du calendrier à travers des thématiques. Ce devrait être le cas dans les prochains jours avec une animation autour de la fête des mères puis celle des pères et déjà, ils réfléchissent à des idées de cadeaux pour Noël … (Les Infos du Pays Gallo).

•• Le 19 mars 2019, ce couple avait repris les commandes d’un bar-tabac-jeux à Landerneau (15 700 habitants, 20 kilomètres de Brest). Un an après, le Covid-19 frappe.

« Durant deux mois, on a fait du chiffre d’affaires avec le tabac et les jeux » confie la buraliste. « On a subi une perte d’activité, mais ça été à peu près, même si nous n’avons pas pu nous dégager de salaire. »

Côté bar, « on rouvre avec des conditions sanitaires strictes. Pas de consommation au comptoir, on ne consomme qu’à table. Je compte sur la discipline de nos clients. Je ne peux pas mettre une casquette de police sur ma tête. Cette situation n’est pas de la faute des clients, ni de la nôtre. Il faut que la vie continue » (Ouest-France).