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9 Juin 2020 | Profession
 

Épisode numéro 26 de la revue de presse des témoignages de buralistes à travers les régions (voir 8 et 7 juin).

•• « Les gens sont à la limite de la violence, ils ne respectent rien du tout » témoigne le patron d’un bar-tabac du sud de la Mayenne qui préfère garder l’anonymat. « Les gens ne veulent pas avoir de masques. Ce dimanche, j’ai 68 % des gens qui sont venus sans masque. Avant-hier, c’était pareil ».

« On risque une fermeture administrative. Il faut respecter les mesures sanitaires. Il faut qu’on se couvre. » poursuit-il. Mais, « il y a des gens qui ne veulent rien savoir en vous insultant de tous les noms. J’ai une serveuse qui est de couleur, n’en parlons pas. Elle a été obligée d’arrêter l’activité, elle est en chômage partiel. Du coup, on est forcé de réduire notre activité parce que les gens sont à la limite de la violence. C’est pour cela que j’ai dû prévenir la gendarmerie. »

• La préfecture peut faire fermer un établissement, comme dans ce bar-tabac d’Issoire (Puy-de-Dôme) rouvert mardi, fermé vendredi.

Le buraliste reconnaît des manquements : « après, je pense que la sanction est quand même un peu disproportionnée par rapport à l’erreur qui a été faite. C’est très compliqué quand vous avez des clients qui ont une soixantaine d’années et qu’il faut qu’ils mettent un masque quand ils marchent dans l’établissement, alors qu’ils peuvent l’enlever quand ils boivent. Ce n’est pas simple ».

La préfecture dit avoir prévenu plusieurs fois; des gendarmes sont venus faire de la pédagogie, avant d’en arriver à la sanction. Le patron du bar a rendez-vous lundi 8 juin en sous-préfecture pour évoquer son cas (France Bleu).

•• Les terrasses d’Argenton, baptisée « la Venise du Berry » (4 900 habitants, 30 kilomètres de Châteauroux) reprennent timidement vie.

Depuis la phase 1 du déconfinement, les gens auraient trouvé des alternatives privilégiant les plats à emporter tout en profitant pleinement du coucher du soleil sur les bords de Creuse.

Mais pour une buraliste, « il était temps aussi. Je travaillais tous les jours uniquement pour vendre du tabac, c’était ennuyant. Maintenant, nous avons juste peur de la météo. Ma salle est petite et avec les mesures de précautions, seulement une poignée de personnes pourront rentrer » (La Nouvelle République).

•• « Cette fois-ci c’est la bonne ! Après avoir joué les prolongations en raison du virus depuis mi-mars (la succession était prévue début avril), nous allons pouvoir goûter aux joies de la retraite » précise un couple de buralistes de Mauges-sur Loire (18 300 habitants, 30 kilomètres d’Angers) qui a passé le relais ce 5 juin.

Les repreneurs sont des professionnels du tabac-presse, puisqu’ils viennent de Haute-Savoie, où ils tenaient un commerce similaire depuis douze ans. « On se rapproche de notre région d’origine qui est la Haute-Normandie, et le commerce sera plus facile loin des frontières » espèrent-ils (Ouest France).