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13 Juin 2020 | Profession
 

Épisode numéro 29 de la revue de presse des témoignages de buralistes à travers les régions (voir 11 et 10 juin).

•• Le compte n’y est pas chez les 360 buralistes de la Loire, dont 70 à Saint-Étienne.

« L’activité ne repart pas aussi vite qu’on l’espérait. Et avant de retrouver l’activité d’avant la crise sanitaire, il faudra sans doute beaucoup de temps » a expliqué Gilles Grangier (président des buralistes du département), ce jeudi 11 juin, aux deux vice-présidents de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Dino Cinieri et Jean-Pierre Taite, venus apporter le soutien de la Région dans son établissement à Saint-Galmier (voir 10 juin).

« Certains ont perdu 50 % de leur CA et 30 % de fréquentation » estime-t-il. « Le problème, c’est que nous n’avons jamais récupéré tous nos clients. Les gens ont perdu l’habitude de se déplacer et n’ont pas repris le chemin du petit commerce. » À ce contexte, s’ajoute la grève des fournisseurs de presse : « nous n’avons pas été approvisionnés en titres nationaux et en magazines durant près d’un mois » poursuit Gilles Grangier, qui espère un retour des consommateurs dans les commerces de proximité.

« La Région a fait 300 millions d’économies en trois ans. C’est avec cet argent que nous pouvons financer ce plan de relance et aider ceux qui en ont vraiment besoin » a conclu le président Cinieri  (Le Progrès).

•• Elle avait suivi son apprentissage dans ce tabac-presse à Saint-Martin-de-la-Place (1 110 habitants, 10 kilomètres de Saumur) et a tout naturellement pris le relais en février dernier.

Elle développe un « commerce multiservices indispensable dans la commune ». Ainsi, outre le tabac, la presse et les jeux, elle décline : épicerie, fruits et légumes locaux, confiserie, bimbeloterie, relais Poste, dépôt pressing, cordonnerie, relais colis, dépôt-vente de vêtements, carteries, cartes téléphoniques, moyens de paiement, billetterie (cinéma, concert), etc.

Et son établissement n’a pas souffert du confinement … au contraire : « cette situation de crise a dopé mon entreprise. Les clients ont privilégié l’achat de produits locaux et les petits commerces de proximité » (Ouest France).

•• Le dernier bistrot de Jolimetz (874 habitants, 23 kilomètres de Valenciennes), un bar-tabac-presse retrouve petit à petit ses habitués du comptoir.

La partie tabac et alimentation de première nécessité a permis de ne pas interrompre complètement l’activité de ce commerce de proximité qui fait également dépôt de pain et dépôt de courrier postal. « C’est un peu grâce à la vente du tabac, notre activité phare, que nous avons pu survivre durant cet épisode difficile » indique la buraliste installée depuis dix ans.

« La frontière belge étant fermée, cela a dopé nos ventes singulièrement. Il est vrai que nos remboursements de prêts et charges ont été interrompus mais cela ne va pas durer éternellement. Il était temps de reprendre une vie normale que nous avons quand même dû accompagner de mesures d’hygiène ».

« Ce qui me plaît le plus dans ce métier, c’est la relation avec les gens » ajoute-t-elle.

« Beaucoup se font une idée fausse des bistrots. Ils s’imaginent que les gens qui les fréquentent y viennent pour boire alors que leurs besoins sont tout autres. Ils y viennent surtout pour se rencontrer et pouvoir discuter entre eux. J’aime bien cet esprit convivial  » (La Voix du Nord).