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2 Juin 2020 | Observatoire
 

À la veille du week-end de la Pentecôte, le ministre de l’Intérieur belge, Pieter De Crem, avait annoncé qu’il serait de nouveau possible pour les Belges de se rendre dans un pays limitrophe « pour faire leurs courses » et « voir leurs proches », à partir de samedi.

Mais côté français, la fermeture des frontières est toujours d’actualité. Certains Français ont pourtant cru que l’ouverture annoncée était valable dans les deux sens. Mais très peu, selon La Voix du Nord. Il n’y aurait pas eu de ruée ce week-end.

•• « Trois ou quatre Français m’ont dit qu’ils pensaient qu’ils pouvaient revenir sans motif précis » déclare une buraliste de Momignies (commune frontalière à la fois des départements du Nord, de l’Aisne et des Ardennes) : « mais on n’a pas eu plus de clients français ce week-end que le week-end d’avant ».

Même situation à Macquenoise (commune attenante à Momignies) et Erquelinnes (face à la commune française de Jeumont) où un calme plat régnait, dimanche après-midi, autour des boutiques de tabac.

•• Quelques Français continuent à braver l’interdit pour aller chercher des cigarettes en Belgique, mais la plupart des vendeurs de tabac frontaliers belges évoquent toujours une baisse de leur chiffre d’affaires de l’ordre de 80 % à 90 %, depuis la fermeture des frontières.

La plupart … car ceux situés à l’écart des grands axes routiers semblent tirer leur épingle du jeu : « j’ai doublé mes ventes depuis la fermeture » affirme le patron de l’ un de ces « petits magasins de tabac » qui tient à préserver l’anonymat.