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16 Jan 2021 | Observatoire
 

Fermer à 18 heures aura un impact certain sur leur chiffre d’affaires, mais les représentants des commerces en général se disent soulagés de pouvoir rester ouverts, plaçant tous leurs espoirs sur la période des soldes d’hiver qui débute le 20 janvier, rapporte l’AFP dans un papier d’angle.

«  Reconfiner aurait été une catastrophe, le pire scénario et l’anéantissement d’un bon mois de décembre. Ce couvre-feu à 18 heures est un moindre mal, mais devrait représenter une baisse de chiffre d’affaires de 15 à 20 % », souligne Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France.

•• « Le reconfinement aurait été dramatique pour nous, et notamment pour les enseignes de la mode puisqu’on est à quelques jours des soldes qui sont une période essentielle », renchérit Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du comme

« Ce qu’on ignore, c’est quel va être le comportement des clients, est-ce qu’ils vont pouvoir aller en magasin à d’autres moments de la journée ? C’est pas du tout certain. La pause déjeuner, ça reste assez limité », estime Yohann Petiot, directeur général de l’ Alliance du Commerce (habillement ) qui estime également qu’il « faut aussi faire attention à un autre effet collatéral : qu’on se retrouve avec plus de monde dans les magasins le week-end pour réaliser les achats qui ne pourraient plus être faits en semaine ».

•• « Je ne sais pas quel est l’effet sanitaire car du coup les gens qui sortent du bureau essaient de s’agglutiner dans la dernière heure avant de rentrer chez eux », soulignait  à ce sujet sur CNews Michel-Édouard Leclerc.

Alors qu’un quart des centres Leclerc étaient déjà concernés par les couvre-feux régionaux, la semaine dernière, « les fermetures des magasins ont été avancées d’une heure ou deux, il faut aussi laisser le temps au personnel de regagner la maison. Cela change la structure logistique, les approvisionnements ».  Dans la grande distribution, un quart des ventes de la journée sont habituellement réalisées après 18 heures, selon les données de l’institut spécialisé Nielsen.

•• Les aménagements mis en place varient d’un magasin à l’autre pour les commerçants situés dans des zones déjà sous couvre-feu : « certains ont fait le choix de fermer à 17 heures 30 pour laisser la possibilité à leurs salariés de rentrer chez eux, parce qu’il faut aussi parfois aller chercher ses enfants. D’autres ferment leur magasin à 18 heures et les salariés ont une attestation », indique Yohann Petiot (Alliance du commerce).

Pour les petits commerçants, Francis Palombi conseille de « réaménager les horaires en ouvrant plus tôt le matin, ouvrir entre midi et 14 heures pour ceux qui ne le faisaient pas ».

•• « Ouvrir à l’heure du déjeuner ou le dimanche, cela engendre aussi des frais de personnel », met en avant Sophie Brenot, présidente de la Fédération nationale des détaillants en maroquinerie et voyage.

Dans ses deux boutiques en banlieue parisienne, elle réalise 30 % de son chiffre d’affaires après 18 heures. « Je vais donc avoir encore un impact, alors que j’ai déjà fait -26% sur l’année 2020. Fermer à 17h30 ou 18 heures, c’est donc une grande partie de la journée qui est fichue », souligne-t-elle.