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17 Jan 2021 | Profession
 

Comment les buralistes d’Orléans s’organisent-ils avec le couvre-feu à 18 heures ? La République du Centre a obtenu des réactions diverses variant selon l’emplacement ou les habitudes des clients. 

•• Une buraliste, près de la préfecture, a réfléchi à la manière dont elle allait bien pouvoir s’adapter, alors qu’elle tient son commerce seule et fait déjà de belles amplitudes horaires : « je vais supprimer la coupure entre 14 et 15 heures. J’ouvre à 7 heures 15 notamment pour les employés de l’administration qui s’arrêtent en partant au travail, et je ferme, depuis novembre, à 19 heures. »

De toute façon, entre confinement et couvre-feu, « on voit passer beaucoup moins de monde. On va faire avec cette nouvelle mesure … mais j’espère que ça ne durera pas ».

•• La patronne d’un tabac-presse ouvrait non-stop de 7 heures à 19 heures 30. Son tabac-presse se trouve en face d’une station de tram : « ça draine du monde jusqu’à la dernière minute ». Elle estime entre 60 et 100 le nombre de clients qu’elle va perdre en ouvrant une heure et demie de moins.

Ce couvre-feu va aussi poser un souci d’organisation : « je fais Point Relais pour les colis que je reçois à 14 heures. Je dois les réceptionner, les numéroter … Derrière, les clients auront moins de temps pour les récupérer. Et plus ils sont pressés, moins ils achètent à côté. »

•• À quelques pas de là, un collègue dispose des chiffres de fréquentation en direct : « sur les sept derniers jours, l’affluence la plus forte a été enregistrée à 15 heures. »

Donc pas de grosses craintes de ce côté. « Les gens s’organisent. Le Figaro Magazine s’est arraché ce 15 janvier. Une cliente a dit qu’elle était venue exprès vendredi au lieu de samedi pour anticiper le couvre-feu ».