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5 Mar 2019 | Profession
 

La Corse n’a pas échappé à l’augmentation des prix du 1er mars, même si l’écart reste toujours de 25 % avec le continent.

À la tête du syndicat des buralistes de Corse, José Oliva ne cache pas ses inquiétudes dans Corse Matin entre le calendrier du paquet à 10 euros en 2020 et la fin de la dérogation insulaire au 31 décembre 2021. Extraits de l’interview.

•• « Si nous perdons la fiscalité qui nous est propre, sans harmonisation européenne, nous ne pourrons pas faire face à la concurrence du prix du paquet en Italie, à 5,20 euros. Le paquet en Corse est à 6,60 euros.

« J’ai peur que la contrebande et le marché parallèle s’implantent en Corse. La contrebande nationale dépasse les 28 % aujourd’hui. Cela vient des pays du Maghreb et nous ne sommes pas loin géographiquement (…) Pour l’instant, le travail des douanes insulaires porte ses fruits en Corse et protège encore le marché.

•• « Nous sommes en discussion avec la Collectivité de Corse (CdC). Les 230 buralistes insulaires reversent presque 100 millions d’euros de taxes à la CDC chaque année.

« Nous avons aussi intégré la Confédération nationale des buralistes depuis le début de l’année. Nous avons besoin de solidarité. L’aide du Fonds de Transformation doit aussi permettre de repenser et réaménager nos magasins. Ce n’est pas négligeable.

« Nous nous diversifions et le réseau doit prendre un virage à 180 degrés pour s’en sortir. Sinon il va y avoir de la casse. »