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1 Avr 2020 | Observatoire
 

Après la fermeture de 80 % des bureaux de Poste (voir 25 mars), l’opérateur public ne livre plus, depuis ce lundi,  les courriers, colis et journaux que trois jours consécutifs : les mercredi, jeudi et vendredi. Une baisse de service radicale.

Si La Poste a accédé aux demandes de certains de ses syndicats, elle a provoqué la colère des éditeurs de presse voulant servir leurs abonnés .

« La Poste nous abandonne », elle « bafoue ses engagements contractuels tant vis-à-vis des éditeurs que de l’État et des contribuables qui lui versent 100 millions d’euros par an pour assurer la distribution » ont-ils dénoncé dans un communiqué.

•• Il sera toujours possible de passer tous les jours dans les rares bureaux de poste ouverts pour aller chercher des timbres ou un pli en instance si le destinataire n’était pas chez lui. En revanche, les recommandés ne seront distribués qu’à partir de ce mercredi, comme le reste du courrier. Et les opérations à distance, sur les sites Internet ou par téléphone, sont encouragées.

Heureusement qu’il reste les buralistes …

•• « La Poste se recentre sur ses missions essentielles » justifie l’opérateur public en encourageant les Français à n’expédier par Colissimo que « ce qui est strictement nécessaire». Certains services à domicile sont maintenus sur une base quotidienne. Et du 6 au 10 avril, les bureaux vont se concentrer sur le versement des prestations sociales aux clients de La Banque Postale.

Les nouveaux plannings prévoient des « prises de service décalées des équipes, pour réduire le nombre de personnes présentes simultanément ». Le nouveau principe appliqué : « jamais plus de 50 % des effectifs habituels sur un même site », au nom de la distanciation sociale.

•• Les mêmes règles prévalent dans les centres de tri comme chez Chronopost où quelques sites ont été fermés après mutualisation des équipes de travail. « Pour effectuer le tri à l’intérieur d’un camion, il n’y aura qu’une personne à la fois et non deux simultanément » détaille l’entreprise.

Et le nombre d’objets à livrer par chauffeur a été réduit, en ligne avec la baisse de trafic de 25 à 30 % enregistrée la semaine dernière auprès de la clientèle des entreprises. Les services Colissimo, moins rapides, seront acheminés comme le courrier jusqu’à nouvel ordre.