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10 Avr 2020 | Observatoire
 

Confronté en audition, ce mercredi 8 avril, au mécontentement de sénateurs, qui relaient les griefs des maires et de leurs administrés face aux fermetures unilatérales des bureaux de poste et la diminution drastique du service postal (voir 2 avril), le PDG de La Poste, Philippe Wahl, a promis un « notable allègement du service minimum » pour la fin avril, selon Les Échos.

•• Manifestation concrète de la relance du service postal : « élargir le plus possible le nombre de nos points d’accueil ».

Après avoir sérieusement réduit la toile (1 600 bureaux de poste ouverts et tournées ramenées à seulement trois jours par semaine), les ouvertures vont graduellement s’étoffer : tout d’abord en passant à 2 500 bureaux ouverts dès la fin de cette semaine, comme annoncé précédemment, grâce au renfort de 3 000 personnes, dont des intérimaires ou CDD, et surtout, un nouvel objectif de 5 000 bureaux en fonctionnement à la fin avril.

•• En ajoutant les réseaux partenaires – soit les agences postales communales (APC) et les « relais poste » chez les commerçants, dont les buralistes, dans les petites communes – l’objectif est de revenir sous peu à 10 000 « points de contact postaux » dans tout le pays à la fin du mois.

Sur un total théorique de 17 000 points, le niveau incompressible inscrit dans la loi depuis dix ans. Comme prévu également avec les éditeurs de journaux, la distribution des quotidiens passera progressivement de 3 à 5 jours par semaine, à compter du 14 avril.

•• Seulement, pour reprendre ses tournées, l’état-major de La Poste doit faire avec les moyens disponibles.

L’absentéisme chez les postiers est différent selon les métiers et les régions, pouvant aller jusqu’à 35 % ou 40 % en zone urbaine, reconnaît le PDG, qui compense par de la mobilité entre établissements. La première cause étant la garde d’enfants, plus les salariés médicalement fragiles ou âgés, confinés à domicile.

Et sur le plan opérationnel, les anicroches dans l’exploitation s’accumulent. Quelque 30 000 colis en souffrance, par exemple, bloqués dans des agences fermées, doivent être redistribués. Et deux grosses plateformes franciliennes de tri de paquets, à Orly et Gennevilliers, viennent de sortir de deux semaines de quarantaine totale, après des cas suspects chez des salariés.

Le plan est donc clair : la reprise des tournées à raison de cinq jours par semaine. Mais sa date, qui dépend de beaucoup de paramètres, n’a pas encore reçu le cachet postal, conclut Les Échos.