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7 Mai 2020 | Profession
 

À moins d’un revirement des pouvoirs publics, l’organisation de courses hippiques en France, suspendue depuis le 17 mars, va reprendre dès le 11 mai, dans le cadre d’un « huis clos renforcé », selon Les Échos (voir 25 mars, 20 et 15 avril). 

•• Dès le premier jour du déconfinement progressif, des courses de galop doivent se tenir à l’hippodrome parisien de Longchamp , ainsi qu’à celui de Compiègne dans l’Oise, des épreuves de trot étant par ailleurs prévues à Vichy, sous réserve de l’autorisation de la préfecture de l’Allier.

La filière, qui avait obtenu le 21 avril le soutien du Gouvernement quant à sa demande de reprise à huis clos, engrange depuis près d’une semaine les indispensables autorisations préfectorales.

•• Les autorisations demandées par les hippodromes s’appuient sur un cahier des charges drastique. Concrètement, seuls les professionnels très directement concernés par les courses pourront être présents dans les hippodromes (propriétaires et éleveurs ne sont pas autorisés). De même, les personnes agréées devront arriver sur site le plus tard possible et n’y resteront que pour le seul exercice de leur fonction.

Un contrôle de température sera également effectué à l’entrée de l’hippodrome où le port du masque restera obligatoire, les jockeys étant seulement autorisés à l’abaisser pendant la course afin de mieux respirer. La limitation du nombre de personnes sur site a conduit à supprimer la prise de paris sur place ou encore la restauration assise.

•• Conjugué à la contrainte économique, l’impératif sanitaire a aussi conduit à un choix d’hippodromes : au total, une centaine d’entre eux sera rouverte pour ces courses à huis clos sur un total de 237. La reprise s’accompagne d’un réaménagement du calendrier s’agissant du galop, au profit de ses principales épreuves, sa saison ayant été perturbée par son brutal arrêt.

•• Reste … la situation dans les points de vente.

Le PMU a établi un document indiquant, aux partenaires, divers conseils d’accueil des joueurs avec des préconisations de mesures barrières et de distanciation physique. Sur le terrain, la réaction des buralistes ou autres partenaires, est plutôt prudente si ce n’est sceptique.

C’est surtout la crainte de se retrouver confrontés à une activité chronophage (pour faire respecter les mesures) qui prédomine. Le PMU a prévu des incitations financières.

À voir … comme tout ce qui concerne les premiers pas de ce confinement. Une précision : les « PMU City » n’ouvriraient pas tout de suite.