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24 Avr 2020 | Profession
 

Hier, en fin d’après-midi, le site Le Parisien.fr a publié l’information suivante qui a fait, ensuite, boule de neige parmi les médias.

« Opération « protégeons les Français chez les buralistes ». Selon nos informations, le réseau des 24 500 buralistes, resté ouvert pendant la crise sanitaire, s’est organisé pour mettre à disposition du grand public des masques de protection d’ici peu. Objectif ? « Être un acteur du déconfinement, aider les Français à se protéger », détaille Philippe Coy, le président de la Confédération des buralistes.

•• « Forts de notre maillage territorial, nous souhaitions être au rendez-vous pour permettre à tous nos compatriotes de s’équiper, insiste la Confédération, dans les grandes agglomérations mais aussi dans les petits villages. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie. Nous privilégierons dans les premiers jours la vente aux professionnels de proximité — l’artisan, le plombier, le petit patron, le boulanger, le boucher, etc. — pour aider au redémarrage de l’économie, puis nous servirons les particuliers tout de suite après. »

« L’offre sera disponible dans les bureaux de tabac à partir du 30 avril. Charge à chaque buraliste, dès à présent, de passer sa commande sur la plateforme mise à disposition par la Confédération. Celle-ci référence plusieurs entreprises auprès desquelles acquérir des masques, ce nouvel or blanc.

•• « L’intérêt, c’est d’échapper aux sites exotiques et aux nombreuses sollicitations actuelles, insiste Philippe Coy, alors que nos boîtes mail sont inondées de propositions frauduleuses, appuyées sur des certificats douaniers bidon … ». « Gare aux arnaques ! », insiste-t-on justement au ministère de l’Économie et des Finances, où la répression des fraudes comme Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy, sont sur les dents.

•• « Les masques seront vendus aux alentours de 5 euros l’unité. Cher ? « Comme tout le monde, les buralistes souffrent la crise, mais notre objectif n’est pas de faire de la spéculation sur les masques, insiste Philippe Coy. Avec cette opération, nous sommes au cœur de notre ADN : celui d’un commerce d’utilité locale. Le prix de 5 euros correspond à celui d’un masque en tissu normé, lavable et réutilisable une vingtaine de fois. J’ajoute qu’il est fourni avec une notice d’explication, il ne s’agit pas d’un masque suspect, vendu à la sauvette sur le trottoir… ».

•• « Le groupe Chargeurs, premier opérateur textile français, est un partenaire de premier plan du dispositif des buralistes. Les masques mis en vente seront notamment de la marque Lainière Santé — issus des laboratoires du Groupe Chargeurs.

« Produits et assemblées en France et en Europe, ils sont composés « de plusieurs technologies textiles étudiées pour leurs effets barrières filtrants et respirant », indique l’entreprise sur son site Internet. Bien sûr l’initiative des buralistes risque de faire tiquer les pharmaciens, « mais notre volonté, c’est d’être utile, pas de vendre des médicaments », démine Philippe Coy. »