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3 Avr 2020 | Observatoire
 

Jamais, depuis le lancement de l’ouverture du marché des paris sportifs en ligne en 2010, l’offre n’avait été aussi réduite. Hormis le football en Biélorussie et en Australie, tous les sports sont à l’arrêt pour raisons sanitaires. Comment les opérateurs et les joueurs s’adaptent-ils ?

Éléments de réponses dans Le Parisien / Aujourd’hui en France.

Pour tenter de compenser le manque à gagner, les acteurs, réunis au sein de l’Association française de Jeux en Ligne  (Afjel) ont sollicité un élargissement des compétitions pouvant servir de supports aux paris auprès de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (Arjel). Bilan : seul le football australien, sport à mi-chemin entre le football et le rugby, a intégré la liste.

•• « Nous espérons plus. Nous craignons que les joueurs se tournent vers les sites illégaux » déclare Emmanuel de Rohan Chabot, président de l’Afjel et de l’opérateur Zebet. D’autant que la reprise des compétitions ne devrait pas intervenir avant de longues semaines.

•• Compte tenu de cette offre minimaliste, des parieurs ont fait le choix de l’abstinence, comme l’ancien rugbyman Éric Blanc : « je joue tous les jours, et sur des sports très variés. Mais, depuis mardi 23 mars, je suis entré en cure de désintoxication. Je ne suis plus sur mon application dès le matin pour regarder les résultats de la nuit en NBA. Je ne veux pas ouvrir de compte sur Internet, de peur de ne pas savoir arrêter de jouer, et je ne parie jamais sur les sports que je ne connais pas, comme le football australien. »

•• Les courses françaises à l’arrêt, le PMU a pris la décision de fermer ses points de vente. Seule l’activité en ligne persiste, mais elle est menacée par les annulations qui se succèdent à travers le monde. « Nous faisons tout notre possible pour éviter l’écran noir » confirme le président de l’Afjel, « nous cherchons des épreuves aux États-Unis, en Australie, partout. »

Suffisant pour séduire ? Un parieur a rangé ses tickets depuis que la France a disparu du paysage hippique : « je n’ai pas joué un centime depuis la fermeture des points de vente. Sur les sites en ligne, les masses d’enjeux sont trop faibles pour espérer des rapports corrects et je ne dispose pas des informations nécessaires, au trot, pour jouer sur les courses étrangères ».

•• Et si le poker en ligne était le grand gagnant ? Les joueurs de poker n’ont besoin que d’eux-mêmes pour engager des sommes d’argent. Et le fait de s’installer devant son ordinateur, pour une partie ou plus, permet de passer le temps durant cette période de confinement où l’ennui guette.