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17 Mar 2020 | Profession
 

Suite des réactions des patrons de bar-tabac contraints de fermer leur bar depuis l’entrée de la France, en stade 3, de l’épidémie Covid-19 (voir 14 et 16 mars).

•• « En tant que café, mon établissement ne peut pas être ouvert. Mais par contre, pour vendre du tabac ou des jeux de la Française des Jeux, pour lesquels c’est évidemment l’État qui perçoit le plus, là, je peux travailler ! » grogne un patron de bar-tabac-presse à Fournes-en-Weppes (Nord). « L’activité qui me rapporte le plus, ce n’est évidemment ni le tabac ni les jeux pour lesquels je n’ai qu’une toute petite commission, mais l’activité de café, oui » (La Voix du Nord).

•• « Les gens sont étonnés : ils pensaient que cette mesure concernait les grandes villes, pas les petits villages et le bar de proximité  » constate le patron d’un bar-tabac à Hanvec (Finistère). « Mes clients, les habitués du dimanche matin, n’ont pas compris : le premier m’a demandé un café que j’ai dû lui refuser, ça fait bizarre de ne pas pouvoir accueillir les gens. C’est le désert, plus de discussion au comptoir, on espère que ça ne va pas durer ! » (Ouest-France). 

•• « C’est sûr qu’on va faire des journées blanches parce que les rues ne seront pas attirantes avec seulement quelques commerces. Au centre, il y aura quelques pharmacies, une pâtisserie, deux boucheries et moi ! Il n’y aura aucun dynamisme ! Les gens ne vont pas vouloir sortir, ou alors au minimum » explique une buraliste à Chaumont (Haute-Marne). « Il y aura forcément une perte de chiffres, ça va même parfois me coûter de travailler » analyse-t-elle (Le Journal de La Haute-Marne).

•• Même inquiétude à Nice : Éric « reste au service de la clientèle puisqu’on me permet de travailler et que le tabac a été inclus dans le périmètre des commerces vitaux. Je suis tout de même inquiet pour l’activité en général, dans la matinée, je n’ai pas vu beaucoup de monde. Il faudra être en mesure de continuer à régler toutes les charges. » (Nice-Matin).

•• « On ne s’y attendait pas quand le Premier ministre a annoncé la fermeture samedi soir » explique le patron du « Derby » à Quimper (Finistère), « nous avions bien constaté une baisse du chiffre d’affaires continue depuis une semaine. Nous n’avons pas eu le temps de nous organiser ».

À la fermeture, il a annoncé au personnel présent de ne pas venir dimanche ni les jours suivants. À 21 h 39 exactement, après un appel à la chambre syndicale des buralistes, il a reçu par mail une série de consignes.

Les seules ventes de tabac, jeux, boissons à emporter et presse sont minimes pour l’économie de l’établissement. « Nous ne pouvons pas considérer qu’il y a des recettes. Mais nous revendiquons un rôle citoyen et si nous devons faire passer des messages sanitaires ou autres, nous le ferons. C’est notre présence qui compte quand tout le reste est fermé. Nous pouvons être des relais de communication vers la population » conclut-il (Le Télégramme).

•• « Mon enseigne est toujours allumée, pour bien indiquer aux clients que je suis ouvert. Mais j’ai ajouté une affiche sur la porte de l’établissement pour bien indiquer que le bar était fermé » confie le patron d’un bar-tabac à Calais (Nord-Pas-de-Calais).

« Nous aussi, même avec la vente de cigarettes qui va limiter la casse, on va avoir une période très dure (…) J’ai une clientèle fidèle le matin, qui vient pour boire un café, pour partager un bon moment… On ne les verra plus pendant un moment ».

« La partie café ne représente pas la moitié de mon chiffre d’affaires, mais c’est celle qui donne de la vie au Marigny » ajoute un confrère, « le monde attire le monde et là, les gens ne seront que de passage. Le dimanche, c’est de la folie, là, c’est calme. » (Nord Littoral).